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 « Les condamnés. »

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(#) Ven 13 Déc - 23:47



Les condamnés.
Pourquoi les innocents tombent sur l'échafaud, sans messe ni tombeau ?


Participants • Hëylda et Fënyr Viggrinirr.
PNJ • Einar et Solvej Delfdòttir.
Statut du sujet • Privé.
Date, mois, année • (Mois à préciser) 1291.
Lieu •  Tilstein (Jutland).
Moment de la journée • Soir.
Météo • Pluvieuse.

Je ne souhaite pas que les Nornes interviennent dans ce sujet.
© blood & crosses.


Dernière édition par Fënyr Viggrinirr le Jeu 2 Jan - 17:21, édité 4 fois
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(#) Ven 13 Déc - 23:47

Il y a longtemps. Il y a si longtemps. Tu me pardonnerais, n'est-ce pas ? J'ignorais... Je ne savais pas, je le jure. Oh, Hëylda, tu dois me pardonner. Je promets, je t'aurais prise. Je t'aurais emmenée au-delà des frontières de ce monde. Et tu serais libre. Libre, et heureuse. Et belle, aussi. Pardonne-moi, pardonne-moi de n'avoir rien vu, de n'avoir pas entendu les murmures de la rue. Je t'aurais emmenée loin, si loin... hors de leur portée.

Il ignore tout. C'est ironique, tant il est là, à discuter, à s'enivrer, piteux et fier, en compagnie de ces deux inconnus bâtis comme des créatures oubliées. Quand même il ne sait rien du drame qui se joue à moins d'une lieue de lui. Quand même il se trouve impuissant sans avoir à le penser. Il est affalé, sur une sorte de tréteaux aux pieds vacillant sur le quai, et il sifflote, à peine, comme pour se donner la contenance d'un bonheur insouciant. Il n'a aucune chance de l'apprendre. Ni par cette femme, à sa droite. Ni par l'enfant, là-bas, qui le regarde pourtant d'une insistance déplacée. Il ne s'attarde pas une seule seconde sur le crève-la-faim qui n'a pas dix ans. C'est l'alcool, tout l'alcool, qu'il a ingurgité sans y penser. Toute sa solde y est passée. Ses poches sont vides et son père aurait honte de le voir ainsi, comme son père a toujours honte de le voir. Mais Fënyr n'y pense pas car son esprit pénétrant a pris congé de lui il y a plusieurs verres déjà. Et il ne reste plus qu'un homme las, mécontent de son sort comme le sont les incapables.

La pluie frappe doucement son visage, mais son esprit n'est pas encore à l'éveil. Il voit la mer et, par-delà, l'horizon. Il fait gris. Et sombre. Partout. Ce devrait être un présage, mais cela le fait rire. Pauvre ignorant. Pauvre idiot. Son corps débile de guerrier sans-le-sou tangue à mesure qu'il se redresse, comme s'il tentait de conquérir la vaste étendue d'eau salée. Pensez-vous, il titube comme un banal ivrogne. Il pourrait basculer, tomber à l'eau, et se noyer. Et son destin en aurait été éclairci, sa mort en aurait gagné en superbe. Mais une main le rattrape. Une main ennemie, pense-t-il, tandis qu'on le rejette du côté de la terre. Mais c'est Einar. Le brave Einar Delfdòttir. Un ami qui lui tient lieu d'ombre à l'usage, mais qu'il a eu raison de considérer à la mesure d'un ennemi. « Qu'est-ce que tu fais ? » « Ce que je fais ? s'esclaffe Fënyr. Mais je bois ! » « Manifestement. » Oh, ce regard. Cet obséquieux regard qui le méprise tout de même. Comme le Viggrinirr le hait, autant qu'il le repousse de ses deux mains flottantes. « Laisse-moi. » Einar le retient, mollement, sans étreinte et, naturellement, cela n'y suffit pas. « Si ton père te voyait... » « Oh, attends, attends. » D'une étrange façon, Fënyr se redresse et se tourne vers lui. En vérité, il se met même en scène : « Si mon père me voyait, dit-il d'une voix forcée, il serait fâché. C'est ça ? » Déjà affligé par le combat à venir, Einar soupire et se détourne. « Quoi ? J'ai bon ! Si ton père te voyait, Fënyr, imite-t-il à présent, il serait fâché... » « Tu es pathétique. » Le coup se voulait furieux, certain et droit, mais il échoue. Le Delfdòttir n'a pas même besoin de feindre l'esquive. « Ne-me-dis-pas, détache-t-il tous ses mots, que je suis pathétique. Est-ce que tu t'es vu ?... sale sang-mêlé. » Einar ne se donne pas la peine de répondre. Le peu de badauds qui l'observent ne l'effraie pas. Et pour les autres, ils savent déjà tous. C'est cependant une insulte que n'ignore pas l'offensé. Fënyr, mieux que les autres, sait comme, même de sang-pur, il est malavisé de se donner ainsi en spectacle sur la redoutable question de la pureté du sang. Mais il ne ressent rien. Aucune honte. Pas l'once d'un respect. A peine un ersatz de pitié indécente. « Très bien, dit finalement son ami. Va donc faire un plongeon dans la mer. Peut-être que cela te remettra les idées en place... » Fënyr rit. Comme il le faisait souvent au visage d'Einar : cruel homme, ivre homme. « Tu parles comme une femme. » « Je te parle comme à un enfant. » Le Viggrinirr essuie ses lèvres asséchées d'un revers de la main. « Laisse-moi. » « Tu ne réalises pas ce qu'il t'arrive, Fënyr... Tu ne te rends pas compte que... » « Va-t'en ! » Et bien qu'Einar, lui aussi, ignore tout du drame qui se joue, si près d'eux, tout à leurs portes, il a plus raison que Fënyr Viggrinirr ne pourra jamais lui pardonner.
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(#) Sam 14 Déc - 13:09

La journée aurait dut être banale, à l’image des précédentes, à la bordure de l’ennuie. Elle se devait de s’écouler comme toutes les autres, sans aucune mauvaise surprise, sans présage douteux… Il n’en fut toutefois rien, et rien n’aurait put laisser à Hëylda un soupçon du pire à venir. Assise dans son coin, les mains enchaînées et recouvertes de tissu pour empêcher la magie de s’élever, elle attendait, repensant au déroulement de ce jour, aux actes joués, à la sentence qui ne tarderait plus à tomber. L’orage l’avait éveillée, l’incitant à quitter sa paillasse pour vaquer à ses occupations quotidiennes, celles dont elle devait désormais s’acquitter, reléguée au statut d’esclave du nouveau Jarl. Elle ne s’était jamais réellement offusquée de cette décision, comprenant bien trop vite, et à l’instant même où il lui avait été interdit de quitter le village à la mort de son propre époux, que le destin qui lui était réservé ne serait jamais lié à la liberté, mais à son contraire. Des hommes du Jarl avaient commencé à disparaître, plan sournoisement ficelé pour que les regards se portent bientôt sur elle. Le couperet était tombé bien rapidement, aidé par la peur des villageois, l’obligeant à se mettre au service de l’homme qui s’était jugé offensé. Une ironie du sort d’ores et déjà comprise par la fille Viggrinirr. Jamais encore elle n’avait douté de la raison de son déshonneur, entrevoyant les gestes fourbes sur ses courbes, l’infâme désir dans le regard. Toujours elle avait eu de la chance, jouant de ruse, de petits gestes anodins pour se détourner ou esquiver la demande du maitre… Mais pas cette fois. Ce jour-ci, il en fut tout autrement. Sans doute le Jarl estimait-il avoir attendu bien suffisamment, las de ce jeu futile : elle lui appartenait par Odin ! La tentative de viol sur un esclave n’est pas condamnable, elle le savait tout autant que lui. C’était bien là la raison la poussant à se défendre, à prouver combien elle n’était pas de ces femmes obéissantes. Elle avait juré par Hel qu’elle n’hésiterait pas à le castrer, l’égorger et recommencer autant que nécessaire s’il reposait la main une fois de plus sur elle. Sa propre erreur, sa propre condamnation. Il l’avait prise au mot. Et plus elle y repensait… plus sa raison se morfondait, clamant qu’elle aurait bien mieux fait de le laisser la souiller, quand ses propres tripes chantaient avec fierté son audace.

« Je te jure que ce soir, tu pleureras Hëylda. Tu me supplieras de t’épargner, de t’offrir ma clémence. » C’était bien ces mots qu’il avait soufflé au creux de son oreille avant de rejoindre l’assemblée, trônant sur le siège qui était celui d’un autre être envers qui elle avait maintes fois prouvé sa loyauté. Mais ô combien il se trompait : la fille Viggrinirr ne pleurait pas. Elle ne savait pas ce que c’était que d’offrir des larmes au ciel, et jamais ne ferait cette offrande à un homme qu’elle entrevoyait déjà comme mort, le sourire s’esquissant déjà sous ses lèvres moqueuses, prête à affronter la Mort. Et tant pis si Fënyr ne se tenait pas à ses côtés.



I wanna heal, I wanna feel what I thought was never real. I wanna let go of the pain I've felt so long. Sometimes I remember, Sometimes I think of letting go, and never looking back, and never moving forward so there would never be a past
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(#) Lun 16 Déc - 21:22

Le Delfdòttir ne bouge pas. Il n'a jamais été bon soldat. Incapable d'obéir. Incapable de servir. C'est qu'il est possible d'en mettre de l'orgueil, et encore de l'orgueil, sous la peau fine d'un sang-mêlé ! Fënyr est, d'ailleurs, le premier ennemi de cette prouesse. Le farouche ennemi, qui ne peut longtemps repousser les assauts d'Einar. Rien que d'attendre, là, tout à côté de lui, il parvient à le vaincre. Le Viggrinirr n'a pas l'esprit suffisamment clair pour objecter, et moins encore pour se débattre. On le fait asseoir sans violence, le cul sur le bois moite, les pieds tous à portée du ressac. Einar s'installe à son côté, la main au fourreau ; comme il est difficile d'être l'ami de son ennemi. Enfin, sa sauvegarde assurée, le Delfdòttir reprend – sa voix s'étend toujours de ce filet, calme et limpide : « Tu n'es pas parti en campagne depuis des mois. On pourrait prendre un bateau et... (il pèse ses mots) chercher encore. » Fënyr se tait. C'est le vide, tout au creux de son être. L'horizon tangue plus que de raison. Même les vagues s'agitent comme il ne le faut pas. Il y a la pluie, il y a le soir, d'accord, mais c'est l'alcool qui lui prend la gorge. Et, d'ailleurs, ça le brûle, quelque part entre le ventre et le plastron. Il est incapable de définir cette douleur dérangeante. Il s'en moque, même. Mais la pensée lui revient, comme le reflux d'un trouble persistant. La colère s'est éteinte, bien qu'il ne se rappelle pas du moment de la disparition. La présence d'Einar lui devient curieusement supportable. Il se prend même à la souhaiter, comme un ultime délire infligé par l'ivresse. Et, tout à la fois qu'il se dégoûte et qu'il s'acclame, Fënyr perd la conscience du lieu et du moment. C'est presque de l'insouciance. Mais c'est cruel, l'insouciance. « Solvej viendrait avec nous, s'éclaire la voix du Delfdòttir dans ce chaos absurde. Et on chercherait encore. Quelque chose. » Rien qu'à l'intonation – et parce que la vue lui semblerait injurieuse, le Viggrinirr sait qu'Einar s'est tourné vers lui. « Ce qu'il te faut. » Ils rient. Tous les deux. De concert, et sans s'être jamais consultés. C'est un rare moment, un moment parfaitement exceptionnel. Ils ne s'arrêtent pas immédiatement. C'est qu'il n'y a rien d'amusant, seulement quelque chose d'ironique. « Ce qu'il me faut, répète Fënyr. Qu'est-ce qu'il me faut ? qu'il soupire sans y songer. » Cette lassitude, Einar la partage avec peine. Sa vie n'est pas ici, à lui non plus. Rien ne l'attend, et il n'attend rien en retour. Cette absence de quête les dévore, les bouffe de l'intérieur, depuis tellement d'années qu'ils en ont oublié la saveur de bien des choses. C'est la raison pour laquelle Fënyr s'enivre. C'est la raison pour laquelle Einar s'accroche si désespérément à lui. Parce qu'il n'y a rien maintenant. Parce qu'il n'y a rien plus tard. Il faut les écouter, ces vagabonds stupides, ces gamins geignards et oisifs. La vie leur est si difficile, comprenez-vous, qu'ils la détruisent pierre après pierre, de deux manières fort différentes, certes, mais tout à fait liées.

Fënyr songe à Solvej, l'espace d'un instant. C'est une image fugace mais pénétrante. Là, maintenant, il devrait lui être marié. Ils devraient déjà avoir eu un, deux enfants. Ils devraient être heureux, en un sens, comme les gens biens, comme les gens simples, le sont. Mais c'est trop de bonheur pour un être comme Fënyr. C'est ce qu'il se répète, les flots éclaboussant ses bottes. Tout cela n'a pas le moindre sens, à moins que l'ivresse soit confinée dans une gorge si serrée par le sanglot. C'est terrible, ces deux tiers d'existence envolés. Et plus aucune Solvej Delfdòttir pour faire couler ce vide. « Où est-elle ? » « Je ne sais pas. »

Mais regardez. Elle est là-bas. Non, vous ne la voyez pas. Elle est un peu trop loin. C'est qu'elle sait, elle. Elle a vu. Elle a tout entendu. Et elle attend. Ça se presse, à quelques lieues là. Ça veut voir. Ça veut savoir. Regardez donc, stupides animaux. Elle est là-bas. Là où il faudrait être. Où il vous faudrait être.
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(#) Dim 22 Déc - 22:20

Elle attend, impassible si ce n’est avec ce petit sourire sur ses lèvres. La voilà qui se moque, encore et toujours de ce Jarl, le nargue de sa prestance qui n’est pas tombée avec elle. Ancienne comtesse, elle n’a pourtant pas perdu de son prestige, la mine impérieuse, fière, même maintenant, alors que son destin s’apprête à être définitivement scellé. C’est avec impatience qu’elle attend l’heure de son jugement, pour un crime qu’elle n’a peut-être pas commit, mais dont elle sera tout de même accusée, comme lors de la fois précédente. Elle ne s’en inquiète nullement, consciente que les membres de son clan n’ont d’autres choix, qu’elle ne peut leur demander de s’élever contre cette justice si ce n’est pour en être eux-mêmes victimes. Mieux vaut elle que ceux-là, une personne plutôt qu’une vingtaine. Martyr ou non, qu’importe. Les Nornes semblent avoir décidé depuis longtemps la voie qu’elle doit suivre. Est-ce pour cela qu’elles lui ont enlevé son fils, avant de couper le fil de vie de son époux ? Certainement, et pourtant, elle ne leur en veut nullement. Les divinités sont capricieuses et attendent que l’on se plie à leurs exigences. Même le plus combatif des guerriers ne saurait s’opposer à elles.

Une inspiration, puis une autre, la patience est maîtresse, tandis que de l’autre côté du rideau, elle entend parfaitement les réclamations des villageois, leurs demandes, leurs questionnements. Son tour arrivera bien assez tôt. L’espace d’un instant, elle se demande ce que peut bien faire sa moitié, cet autre qui a partagé le début de sa vie, une partie de son présent, mais qui ne verra qu’un futur sans elle. Elle doute qu’il se trouve dans ce thing, voilà longtemps qu’ils n’ont plus partagé de moments ensembles. Plus depuis la mort de Sejer, plus depuis qu’il est venu, au courant de sa détresse, seul refuge dans lequel elle pouvait s’aventurer sans risque de se perdre, océan dans lequel elle ne pouvait se noyer. Et à bien y penser, pourrait-elle supporter son regard en cette nuit ? Deviner son désespoir dans le creux de ses prunelles ? Non. Jamais. Il était bien préférable qu’il se trouve loin, n’apprenne la nouvelle qu’au lendemain, car la sentence était facile à deviner et la belle ne voulait d’autre bourreau que celui avec qui elle avait grandi, qu’il reprenne la parcelle de son âme, l’engloutisse et oublie qu’il a jamais eu une sœur capable de lui faire vivre le pire comme le meilleur.

Enfin les voix se taisent, et seul un ordre sonne, impérieux ne demandant aucune équivoque. Voilà enfin son tour, la fin de son supplice. Une silhouette s’approche d’elle, imposante, effrayante de même, néanmoins, Hëylda sait parfaitement que le géant n’est pas monstrueux pour un sou, bien au contraire. Combien de fois a-t-elle vu l’homme jouer avec son fils, le faire rire par des pitreries sans aucun sens ? Il n’ira pas la malmener, il n’est là que pour l’escorter. Elle refuse son aide pour se relever, avance fièrement jusqu’à l’avant-dernière scène de sa vie. Là, la salle est à son comble, les villageois regardent silencieusement la condamnée de cette étrange justice marcherpour faire face à leur nouveau chef de clan. L’air est grave quand le sien n’est que trop paisible. « Hëylda, ce n’est pas la première fois que tu te retrouves devant moi, coupable de crimes atroces envers mes hommes. En cette nuit, tu es accusée d’avoir tué un de mes hommes et d’avoir fait usage de nécromancie. Que réponds-tu devant ton peuple ? » Un instant, elle cille. Le fourbe ! Elle n’en attendait pas moins de lui. Son regard balaie un instant l’ensemble de la salle, se posant enfin sur une silhouette qu’elle ne connait trop bien et qui par ces mots, peut deviner sans peine la sentence qui attend son amie d’enfance. Solvej ne s’attardera nullement en ces lieux, ira bien vite trouver le jumeau qu’elle chérit. Cela, la condamnée ne peut le lui permettre, accrochant son regard, esquissant un signe de tête négatif pour qu’elle ne quitte pas les lieux, pas maintenant. Puis son visage se tourne de nouveau sur celui qui siège l’assemblée, se redresse avec cette fierté qu’on lui connait si bien. Il n’attend qu’une chose : qu’elle supplie, elle ne lui offrira que son dédain. « Entends ces paroles faux-roi : comme ceux qui sont morts pour t’avoir servi, je te tuerai et irait implorer Hel de me permettre de te relever pour mieux recommencer ! » Ses mots ne sont pas sans conséquences, elle le sait, et déjà, le bruit s’éveille parmi l’assemblée, quand le jarl grince des dents, humilié, mais persuadé de pouvoir encore une fois gagner. Pourtant, la belle ne fait déjà plus attention à lui, ses prunelles vertes déjà tournée vers le visage de celle qui avait autrefois partagé bien plus que son enfance, l’incitant à demeurer jusqu’au bout avant d’aller trouver le bourreau de la sentence. Puisse son frère lui pardonner de lui infliger sa propre mort.  



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(#) Jeu 2 Jan - 17:07

Un jour viendra où, mon amour, on sera libre.
Il y a ce petit souffle, tout en travers du cœur. C'est un éveil. Fënyr ne l'entend pas mais - comme il est temps ! - son insouciance se meurt. Il n'en discerne pas les formes. La ligne de l'horizon s'agite, refuse de s'agencer comme cela est convenable pour le commun mortel. Ses yeux sont aveugles, sous les subterfuges de la pluie. Ce n'est plus l'alcool, c'est la nausée. Ce n'est plus l'ivresse, c'est le néant. Comme un léger sanglot dans la gorge, de la vague pitié pour soi-même, pour l'être qui s'est doucement recroquevillé entre les côtes de l'ivrogne.

Einar demeure à son côté, mais ce n'est plus ce regard qui l'offusque. Il y a, tout près, un autre vaurien, aux iris agacés. C'est un feu dont Fënyr éprouve la morsure en silence. C'est long, une minute, quand le temps se produit entre les tempes d'un Viggrinirr. Il relève doucement le visage. Il sait qu'on l'observe. Qu'on le regarde, lui, et nul autre. Il sait bien que cette attention est obscène, indécente, mais ses mains tremblent et accaparent tant et tant de sa concentration qu'il en oublie à peu près qui il est. Ce n'est plus Fënyr. Ce n'est plus le guerrier. C'est un crève-la-faim. Un échec. Un connard. Le sale, le pauvre, con qui ne voit rien, qui ne voit pas le tout Tilstein qui se plante sous ses yeux, qui se donne en spectacle, sans une once de pudeur. On lui crache au visage - on lui gueule même ! que c'est maintenant, que c'est tout de suite, qu'il en va de sa vie. Il renifle vaguement, il s'éteint lentement. Il se vide. Que c'est laid un homme qui a peur*.

« Cherche l’engeance bâtarde des Delfdòttir... et tu trouveras la race traîtresse des Viggrinirr. » La voix est rauque, railleuse, et résonne d'une victoire insane. Einar tressaille le premier sur le quai, mais c'est Fënyr que l'importun voit tirer le fer et sauter sur ses pieds. L'étranger prend la mesure d'un recul, comme une vague politesse. Du protocole, car il ne redoute pas cette main vacillante. Le Viggrinirr nourrit l'esprit d'un vétéran dans le corps d'un jeune homme ; ce poignet n'a plus éventré personne depuis longtemps et chaque ennemi alentours le sait bien. « Allons, allons, dit l'autre. Tu as perdu toutes tes manières ? » Brand. Un homme, un sang-pur, qu'ils méprisent tous deux. Pour la force de sa bêtise. Pour l'arrogance de son courage. Et pour toute cette détermination, toute cette certitude, qu'il possède à son propre sujet et qui leur fait défaut, à eux. « Approche, siffle Fënyr, que je te montre mes manières. » Brand ricane, et rétorque aussitôt : « Ta maison dégradée, Viggrinirr, tu devrais retenir ton bras. Lui, dit-il en crachant un regard au jeune Delfdòttir, je pourrais le tuer qu'on m'applaudirait. Mais toi... c'est bientôt égal. » Un moment, l'idée pénètre le crâne déraisonnable : pourquoi ont-ils, tous – vraiment, cet air curieux, et injurieux, savant et sardonique ? Et sa perplexité éclaire le visage de l'ennemi. « Quoi ! Ce peut-il que tu l'ignores ?... » Voilà. C'est fait, à présent. Fënyr comprend, comme vivement transpercé par une lucidité exagérée, impossible à contenir dans un seul et même être. C'est trop. Tout à la fois. Il est tout à coup suffoqué. « Tu l'ignores ! s'esclaffe l'autre. Il l'ignore ! qu'il gueule à qui veut l'entendre. » Et il s'en va recommencer que les mots se bloquent dans sa gorge. C'est la main vive, inattendue, du Viggrinirr qui écrase sa trachée. « Quoi ! Dis-moi toi qui sais tout ! » Einar tente un geste, quand il voit tous les regards posés sur eux. C'est fait, oui. Le Delfdòttir voit, maintenant, lui aussi. « Fënyr... » Vaine tentative. Il n'entend rien. Car, à présent, il refuse même d'entendre. La gorge se rétracte sous la pression ; le voudrait-il que Brand ne pourrait rien en confesser.  « Hëylda, qu'il contemple, c'est Hëylda... »

Et il s'élance, la pluie pour battre son visage et la moitié d'un cri, hilare, cruel, pour persécuter son sillage : « Trop tard, Viggrinirr ! Bannie ! Bannie ! C'en est fini de ta famille, Viggrinirr ! Tu es mort ! » Les mots lacèrent quelque chose que Fënyr ne sent pas. Ne sent plus. Il est trop loin, maintenant. Les gouttes d'eau couvrent ses oreilles et étouffent l'agitation des badauds. On le dévisage. On le moque. On a pitié, aussi. Partout, et tout le monde. Et, cependant, en vérité, tout cela indiffère Tilstein. C'est le drame d'un seul homme, d'un seul frère. Celui-là qu'on entend gueuler, comme un animal aux aboies, le prénom d'Hëylda.


* Antigone, Jean Anouilh.
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(#) Sam 4 Jan - 0:06

Fière, impassible, son regard vert s’attarde sur la personne du Jarl, délaissant la guerrière qui a partagé sa vie pendant bien assez de temps. Elle est son témoin, son messager, la porteuse de mauvaise nouvelle à son grand regret. Néanmoins, elle seule connaît suffisamment l’ancienne épouse du Jarl pour savoir que tout ce qui sera dit ici est faux, mensonge éhonté. Sottise. Tout le monde sait que l’innocence est le manteau de la veuve, qu’elle a toujours su se plier aux traditions, aux coutumes de leur peuple. Elle était prête à embrasser la faucheuse dès lors qu’elle avait apprit la chute de son époux. On l’avait épargnée pour une seule raison qu’elle se serait bien gardée de connaître. Elle avait respecté les ordres du nouveau Jarl, n’avait pas quitté le village. Mais elle ne lui avait pas cédé, tel était son tort. Le seul et unique. De nouveau, ses lèvres s’étirent en un fin rictus. Elle se moquera de lui jusqu’au bout, tête tranchée, cœur transpercé. Elle partira avec le sourire aux lèvres, plus fière que jamais.

Mais il la fait attendre, réfléchit. Ou fait semblant, la main crispée sur le bois de ce siège dont il n’est pas digne. Elle accroche son regard, le défit une nouvelle fois, irait jusqu’à cracher à ses pieds si elle n’était pas aussi bien éduquée. « Par Odin, tu reconnais donc tes méfaits… Tu n’auras de cesse d’avoir des griefs contre moi n’est-ce pas ? Tu as perdu ton statut, ta valeur, que puis-je bien t’enlever d’autres pour te punir Hëylda ? Ta vie ? Ce serait bien trop facile, et même toi tu sais que tu n’iras pas festoyer avec les mages. Jusqu’où iras-tu ? » Elle ne répond rien, ne cille pas un instant. Il sait pertinemment jusqu’où elle ira… Jusqu'à la mort, et pas tant par vengeance pour son époux, mais bel et bien pour elle, pour ce qu’il ose lui faire subir depuis des mois déjà… Pour ses tentatives de viol ratées, pour sa déchéance. Pour elle, et pour l’âme de son frère. Car lui aussi souffre de la situation, elle peut le sentir, ne sont-ils pas deux parcelles d’une même âme ? Le silence se fait éloquent, chaque homme, chaque femme est suspendue aux lèvres du nouveau Jarl. Que pourra t’il faire de plus à leur ancienne cheftaine ? Le mieux, quelques coups de fouets de par son statut d’esclave, la marche de la honte… Au pire, la mort. On ne voit rien d’autre. « lögsögumad, rappelle-moi les trois peines graves concernant l’acte de nécromancie. » L’interpellé s’avance, sa voix s’élève dans le silence. « L’esclavage, la mort et le bannissement, Comte. » Oui, c’est bien cela qu’elle attend. La sentence définitive, celle qui la libèrera de toute cette mascarade. « Je vois. La première t’a déjà été attribuée, on peut difficilement te descendre plus bas. La mort pourrait être la meilleure solution, j’aurai la satisfaction de savoir mes hommes en sécurité, néanmoins, elle serait bien trop douce pour une créature telle que toi. Heÿlda Viggrinirr, je te rends ton nom pour qu’il soit souillé par le déshonneur. À compter de ce jour, tu es BANNIE de ce clan, de ce village, de ce peuple. Puissent les mages ne jamais t’accueillir au Valhalla, et les Nornes se détourner de toi. À partir de cet instant, tu n’existes plus Hëylda Viggrinirr. » Un coup dans l’estomac, un manque d’air. Pourtant, elle ne cesse de sourire, ne pouvant visiblement pleurer, vocifère sa malédiction sur le Jarl, des mots qu’elle espère un jour devenir des actes. Elle le maudit, tandis que le lögsögumad applique la marque sur son visage, si visible que nul ne pourra l’ignorer, vibrante d’une magie dérangeante. La voilà qui enfin quitte les lieux, la populace s’écartant sur son chemin, dédaignant l’invisible. Sa vie ici est finie, son existence même est achevée. Elle sait qu’elle ne pourra survivre au dehors, et ne peut qu’espérer que son exil soit court. Elle ose toutefois récupérer quelques affaires qui étaient siennes, marque ses adieux. Un homme l’interpelle, un esclave étranger, le sien, dont les traditions vikings ne sont pas les siennes mais qui a comprit l’essentiel. Orod et sa bravoure, son inconscience, qui aide la jeune femme à quitter les lieux mais pas sans rien, pas sans cheval. Puisse ceux qu’elle ne peut plus citer veiller sur lui, et plus encore sur son frère. Puisse t’il ne jamais la retrouver, pas même se lancer à sa poursuite. Elle compte sur son témoin, son messager, son amie pour l’en empêcher. Pas un regard alors qu’elle part, déserte Tilstein pour toujours.



I wanna heal, I wanna feel what I thought was never real. I wanna let go of the pain I've felt so long. Sometimes I remember, Sometimes I think of letting go, and never looking back, and never moving forward so there would never be a past
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(#) Sam 4 Jan - 15:15

L'esclavage, ce n'était pas assez. Il en faut davantage. Il faut encore creuser le sillon Viggrinirr, et déterrer l'arbre millénaire. En arracher les racines. Les réduire à néant. Les purger par le feu. Tomber en disgrâce sans même en avoir été averti. Perdre la moitié de ses terres, de ses biens, de son être, sans jamais rien en savoir. Il faut bien tout lui prendre, et lacérer, pour la toute bonne mesure, pour le furieux souvenir. Pourquoi, pourquoi personne n'a rien dit ? Pourquoi ces regards, et pourtant ces silences ? Ils ont sûrement prêté à Fënyr un discernement qu'il n'a pas, une intelligence qu'il n'a pas acquise. Ou bien c'est cruel. De toutes ses offenses, qu'il ne compte plus, il l'admet, aucune ne vaut ce péril, ce tribut. Sa piété. Sa loyauté. Son inertie. Tout a été bâti dans le but de l'asservir, lui, aux uns ou bien aux autres. Alors demeure la question déchirante : pourquoi ?

Il ne possède pas pas le temps de cette réflexion. Ses poumons le brûlent de l'intérieur, et il court pour avaler les quelques lieues, les maigres lieues, qui donnent ce sentiment railleur d'allonger son chemin. Et quand même il se presse, quand même il déchire jusqu'à chacun de ses muscles enivrés, il est trop tard. Il est trop tard quand il arrive. Il est trop tard quand deux hommes, deux fois plus imposants, lui barrent la route. Il est trop tard quand il tente quelque chose et qu'on le rejette, visage au sol. Il est trop tard quand il sanglote un peu, de colère et de rage. Il est vingt, cent, mille fois trop tard pour toi, Fënyr Viggrinirr. Partie.
Il hurle. Il chiale comme un gamin. C'est la trêve de la dignité pour bannis et consort. Il est à terre, le corps tout entier dans la boue, et on le prend pour un fou, ça et là, tout autour. Il s'agite, il se débat, et il combat même des ombres seules visibles de lui. Pauvre animal. Une main se tend, qu'il mord presque. Personne ne tente plus rien. Quelques uns regrettent de n'en avoir rien dit. D'avoir su et de s'être tu. C'est qu'on imaginait qu'il savait, bien entendu. Et c'est qu'on s'en fout, tout d'abord. On est bien content du sort de la nécromancienne. On va jusqu'à s'autoriser comme un ersatz de soulagement. C'est la justice. La grande justice, la sage justice... la sale justice. Fënyr y vomit et y pleure comme l'on renie une mère.

« Fënyr... » Cette voix. Cette terrible voix. Elle est là. Elle se détache nettement des lieux, à présent. « Solvej. » Assoiffé d'avoir ainsi éculé son orgueil, il se jette à ses pieds. Il est misérable. Débile. Méprisable. Il l'enlace aux chevilles. La supplie. « Pourquoi je ne l'ai pas su ? Pourquoi ne l'as-tu pas dit ? » La colère qu'il peut ressentir, il se la destine sans égard. Elle n'a pas besoin de murmurer qu'elle l'a promis, qu'elle l'a juré en silence, qu'elle n'en ferait rien. Il n'écoute pas. Il n'écoute rien. Il veut seulement qu'on la lui rende. Sa belle, sa précieuse Hëylda. « Ils... » Le malheureux Viggrinirr se redresse bassement, agrippant les genoux. Même à terre, il titube. « ...ils ont marqué son visage ? » Elle ne répond rien. La question ne soulève pas de réponse supportable. Et il l'étreint encore, comme l'enfant puni, jadis. L'enfant châtié. « Ils ont marqué son visage, qu'il sanglote en murmures. » Il halète. Il pleure. Consumé. Décimé. Et déchu.

C'est l'histoire d'une sœur bannie, d'un frère vaincu.
C'est l'histoire du plus bel holocauste.

...un jour viendra où, mon amour, on sera libre.
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(#) Sam 4 Jan - 15:17


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