SUJET COLLECTIF Elles sont belles, mes salades !
Pour y participer, il suffit de se rendre ici
Au plaisir de vous y voir


Bienvenue aux nouveaux membres !
N'hésitez pas à squatter le flood ou la CB même si vous n'êtes pas validés, on se fera un plaisir de vous intégrer <3


Partagez | .
 

 Enfin l'hiver, enfin Jól | EVENT I, groupe II

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

Crédits : Undomiel
Ici depuis le : 27/10/2013
Messages : 65

Statut : Tisseuses du destin
Points : 152

(#) Ven 20 Déc - 5:55



Enfin l'hiver, enfin Jól
Mörsugur (21 décembre 1295)


« Et ce soir, Asa, es-tu seule ? Parce que tu sais, je suis toujours disponible, pour te porter chance. Pas même si j'avais le choix entre toi et Thormund Öfugr ! » La blonde se tourna vers son amie, gloussant derrière sa main, s'écartant du jeune homme qui venait de la courtiser bien peu subtilement. Parce que ce soir, en vérité, elle aimerait bien passer la nuit avec Folker, mais... il faut bien le faire mariner un peu ! Finna l'attrapa par la main et la tira vers le centre du village, la tirant de sa rêverie. « Viens, il reste du porc ! Et je ne parle pas de Folker ! » Un éclat de rire, une course entre les différents groupes qui se formaient sur la place publique. Tout le monde était réuni à Skuli – les élèves de Dürmstrang comme les professeurs, les navigateurs qui rentraient pour l'hiver ou profitaient de cette dernière nuit avant de lever l'ancre, toute la population de la Scandinavie même. Et encore, ce n'était que le jour ! Ce soir serait grandiose et tout le monde, spécialement les jeunes gens, attendaient le spectacle du soir, qui célébrerait le solstice d'hiver dans les chants, la danse et les apparitions magiques. Ceux qui ne trouveraient personne avec qui passer la nuit resteraient éveillés, à deviser autour du feu, une öl à la main... mais oh, la nuit était encore loin ! Pour le moment, il fallait manger.

Les deux jeunes filles se frayèrent un chemin dans la foule et s'immobilisèrent quelques secondes devant un danseur, qui dansait avec une déesse faite de lumière et de fumée, avant d'être bousculées par une haute silhouette. Dans son dos, une hache, et sur son visage, des runes tatouées. La blonde rendit un coup de coude à l'homme. « Mais faites attention ! Un grognement répondit à Asa, qui renifla avec dédain, tout en marchant jusqu'à l'endroit où une cuisinière donnait des morceaux du blót à tous. Y'a pas à dire, le nombre de Vif-Höd réunis ici est effarant. »



Plusieurs knerris arrivent au port de Skuli, pour fêter Jól, et il est toujours de bon ton d'aider les capitaines qui veulent amarrer. Des badauds errent aussi sur les quais, öl à la main, et accueillent les voyageurs avec joie et tranche de porc, et même le chef du village est dans les alentours. Attention de ne pas faire trop de vagues, mais bon... on peut tout de même fêter un peu, non ?



Joyeux Jól, chers vikings ! Cette fête qui célèbre le solstice d'hiver est un moment de joie pour tous. Pas de batailles, pas de rage qui tienne, c'est le moment de s'amuser. Depuis le début du jour, des marchands vendent des amulettes de protection, pour l'hiver qui est à nos portes, et des artistes venus de tous les coins de la Scandinavie chantent et dansent pour le plaisir de vos yeux. Il y a quelques heures, le blót a été sacrifié : un énorme porc, engraissé magiquement, dont vous pouvez tous déguster une tranche fumante. Skuli est en fête, au lendemain du Thing, et la jólaöl coule à flots.

Ce tour de jeu durera jusqu'au 24 décembre; vous pouvez poster aussi souvent que vous le désirez ! Nous vous conseillons des messages plutôt courts, mais évidemment, c'est à votre discrétion.

Vos camarades de jeu : Elke, Fënyr Viggrinirr, Jarl Heill, Orod, Siri Freknur, Tyr Helgason
gif ©fyeahvikings
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : regenbogen (mais appelez-moi Lu en cas plutôt)
Crédits : gentle hart
Avatar : Richard Madden
Ici depuis le : 08/12/2013
Messages : 92

Âge du personnage : trente-trois ans.
Ascendance : sang-pur (d'une famille tellement insignifiante que plusieurs ont des doutes, mais pourtant si, promis.)
Statut : draconnier, payeur de tournées dans les tavernes du Sviar. Mais pour gagner des sous, chasseur et commerçant de trucs qu'on trouve dans les montagnes.
Particularités : ◘ la révolution, c'est le bien (enfin les dragons aussi) ◘ Il parle Fourchelang mais garde ça pour lui la plupart du temps.
Dédoublement de personnalité : l'indienne ♥
Points : 176

Feuille de personnage
LOCALISATION : Sviar - Skuli
JE COMPÉTITIONNE POUR : Skuli
INVENTAIRE :

(#) Sam 21 Déc - 13:53

Jòl donc. Une année de plus de passée, plusieurs dizaines (centaines ?) de bières ingurgitées, des combats à la pelle, des amis perdus, des camarades gagnés, des souvenirs retrouvés, des douleurs effacées... la vie avait suivi son cours, et il était temps de s'abreuver suffisamment pour ne garder que les bons souvenirs.Tyr déambulait sur le port avec déjà une choppe en main, choppe destinée à ne plus le quitter dans la soirée. Comme pour bien des vikings, la bière lui était en ce solstice d'hiver aussi vitale que le sang coulant dans ses veines. Les bateaux amarraient, débordant parfois de marchandises intéressantes. Il était peut-être temps d'envisager quelques échanges avec les marchands fraîchement débarqués, avant qu'il soit trop saoul pour se rappeler ce dont il avait besoin ou ce qu'il avait à proposer.

Mais l'appel du ventre est plus fort que celui du commerce, et c'est finalement à un marchand ambulant qu'il cède quelques pièces étrangères contre un gras morceau de porc. Tout à son affaire, il marche au hasard, encombré de sa choppe et de sa nourriture, ingurgitant tout ça comme un loup n'ayant pas approché de troupeau depuis l'été. Il salue des têtes familières qu'il croise sur le porc, discute quelques instants avec un ami lui proposant de le rejoindre à la taverne. Tyr ira bien sûr, mais pas maintenant, pas tout de suite. Le blot pourtant a déjà été sacrifié, la jólaöl doit être servie en larges quantités, le soleil n'est déjà plus si haut dans le ciel. Mais Tyr sait bien que lorsqu'il s'abandonnera à la bière de jól, on ne le reverra plus avant quelques jours. Il entend profiter de cette fête comme il se doit. Tout oublier. Se trouver peut-être une fille auprès de qui finir la nuit. Porter chance à l'année à venir un peu, les derniers mois de celle-ci s'étant révélé plus que chaotiques. Au loin, il croit apercevoir Siri Freknur, et stoppe net. Son soudain arrêt a du perturber les allées et venues derrière lui, un homme lui rentre dedans. Tyr se retourne, prêt à beugler, heureux d'être dérangé et de ne pas avoir à vérifier s'il s'agit bien de Siri.

« Oh on se calme là, on a tout notre temps... » Il avale les derniers mots de sa phrase, se maudissant d'avoir probablement renversé une gorgée de bière sur la chemise de son interlocuteur. L'homme en face de lui est plutôt imposant. Un doute l'assaille. Le Jarl de Skuli ? Par Thor, il devrait commencer à se renseigner plus sérieusement sur tout ce beau monde s'il espère un jour avoir une quelconque influence. Il fronce les sourcils, reste planté face à l'inconnu au lieu de se décaler pour le laisser passer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : fried tofu (tiff)
Crédits : moneyhoney.
Avatar : Sienna Guillory.
Ici depuis le : 27/11/2013
Messages : 201

Âge du personnage : 38 ans.
Ascendance : Sang roux, euh, pur.
Statut : Éleveuse de moutons multicolores, péteuse de nez à mi-temps.
Dédoublement de personnalité : ségère & mini-Odinn.
Points : 82

Feuille de personnage
LOCALISATION : Gröenland.
JE COMPÉTITIONNE POUR : Dürmstrang.
INVENTAIRE :

(#) Dim 22 Déc - 18:08

Comme tous les ans, Jòl avait remarquablement bien débuté. Et comme tous les ans, la situation s’était dégradée aussitôt que les parents Freknur avaient mis pied à terre pour profiter de la fête. C’est avec une expression peu surprise que Siri avait retrouvé, une trentaine de choppes de jólaöl plus tard, Ingmar et Bodil affalés sur une table branlante ; un rituel auquel elle avait tellement pris le pli qu’elle avait, au préalable, trouvé son frère cadet près des quais pour prendre soin du couple terrible. Ils n’avaient cependant pas échappé à la réprimande de leur fille, qui les avait tirés de là en beuglant son mécontentement ; un étrange tableau qui n’avait pas manqué d’étonner les badauds installés dans les environs, et fait rire ceux qui était familiers des Freknur.

Les cheveux grisonnants, soixante ans bien sonnés, et toujours un penchant pour les conneries. Siri, entravée par le poids de sa mère, ressassait sous l’effort des récriminations qui disparaîtraient dès qu’ils poseraient sur elle des yeux remplis d’amour. Des yeux auxquels on ne pouvait pas résister quand on était autant attachée qu’elle à ses deux géniteurs. Mais l’heure était à l’agacement, et la bergère pestait contre la shieldmaiden qui tirait sur son bras, mollement passé autour des épaules de son aînée, afin de récupérer une tranche du porc grassouillet qu’on avait sacrifié un peu plus tôt. « Rien qu’un bout mon poussin, ta mère meurt de faim ! » « Ma mère n’avait qu’à y penser avant de boire comme un trou ! » La géante étendit le bras en essayant de se défaire de leur étreinte, mais Siri la rattrapa par la tunique, en vociférant un « Maman ! » qui la fit partir d’un rire amusé. « Tu devrais me laisser et retourner t’amuser ! Regarde-moi tous ces hommes à la recherche d’une jolie fille pour cette nuit… Tu trouverais facilement ton bonheur, si tu ouvrais les yeux ! » Siri n’avait pas bronché, car en relevant la tête, elle avait aperçu une silhouette qui lui était par trop familière ; en déglutissant difficilement, elle avait à nouveau baissé le visage, resserré son étreinte autour de la taille de la guerrière. « Tu sais, quand j’ai rencontré ton père, il était à tomber… Toutes les filles de Skuli n’avaient que son nom à la bouche… Et pas que son nom, d’ailleurs. », conclut-elle en gloussant, et Siri, qui avait longtemps râlé en entendant de tels récits, poussa un soupir.

« C’est pas ce salaud de Heill, là-bas ? » Le sang de la bergère ne fit qu’un tour, et elle tourna difficilement la tête pour voir son père, juste derrière elles, les sourcils froncés comme pour savoir s’il avait affaire à un mirage. Près de Jarl se trouvait Tyr. Et Ingmar ne tarderait pas à reconnaître le très bon ami de Sverre, qu’elle avait fait l’erreur de leur faire rencontrer, un jour. « Mais si, c’est Jarl,  Jarl Heill ! Laissez-moi passer, laissez-moi PASSER ! » « Papa ! », cria-t-elle, mais le manchot avait malheureusement encore ses deux jambes et, malgré l’alcool, il s’était élancé vers le chef du village, contre qui il avait une dent depuis qu’il avait été couronné Jarl –des divergences d’opinion qui avaient conduit à de nombreux accros. « Siri, regarde celui-là ! Si j’avais eu vingt ans de moins, ma fille… » Mais Siri avait le regard rivé sur les cheveux roux d’Ingmar, et sans voir l’esclave exotique qu’elle lui montrait du doigt, elle pressa le pas malgré sa cargaison. « Papa ! Papa, reviens tout de suite ! »



And you know, for the first time, for the very first time, that there will now be a before and an after, a was and a will be. And that you will never again quite be the same person you were.
(gif tumblr/code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : L.I.N.E / Sam
Crédits : Avatars et signatures sont confectionnés par mes esclaves personnels.
Avatar : Aidan Gillen as Petyr Baelish.
Ici depuis le : 18/11/2013
Messages : 173

Âge du personnage : 46 ans.
Ascendance : Immaculée, la pureté même. Quoi qu'on en dise.
Statut : Connard en chef.
Points : 15

Feuille de personnage
LOCALISATION : Skuli
JE COMPÉTITIONNE POUR : Mes fesses. ( Skuli )
INVENTAIRE :

(#) Lun 23 Déc - 6:38

Une réussite.
―― Du moins, jusqu'ici.

Il avait la prétention de croire que Jòl n'avait jamais été aussi réussi que lorsqu'il était à la tête du village - et il n'avait pas forcément tord. Sa femme Carina Heill était plus que douée en ce qui concernait l'organisation de réceptions, c'est tout naturellement qu'elle pris part aux préparatifs de la fête annuelle. Sa patte était immanquable, et dire qu'elle n'était pas en grande partie responsable d'une telle réussite serait mentir.
La jólaöl coulait par barriques entières, la nuit n'était pas encore tombée que déjà bien des visages étaient empourprés par l'alcool. Comme toujours, la fête avait rameuté de nombreuses personnalités du monde scandinave dans les chaudes galeries de Skuli. Spectacles et artistes aussi variés qu'exotiques assuraient le divertissement de chacun. « Panem et circenses » disait Juvénal, mais concernant, les vikings il était plus juste de l'énoncer ainsi : Cervisiam et circenses. De la bière et des jeux.
L'odeur doucereuse de l'öl allait embaumer les galeries et la salle du conseil pendant des semaines, mais il n'en avait cure. Ces effluves, c'était l'odeur de la fortune. Ces réjouissances étaient une bonne chose pour les commerces, et ce qui était bon pour les commerces, était bon pour le village. Et quand le village prospérait, vous pouviez être sûr que les caisses des Heill en profitaient, grassement, même. C'était donc avec une allégresse toute satisfaite que le jarl arpentait les galeries grouillantes de son village.

Il faisait la tournée des échoppes importantes, faisant simplement acte de présence ou échangeait quelques mondanités sur le pouce avec les tenanciers avant de reprendre sa marche. Le Heill comptait profiter de son passage obligé dans les galeries pour récupérer sa fille sur les quais. Mais malheureusement pour lui, il fut victime de son propre manège : un gérant avait quelques questions concernant un problème quelconque.  Le thing venait à peine de se clore qu'on le harcelait déjà à propos de fadaises, c'était tout bonnement insupportable.
Retardé, une corne de  jòlaöl à la main, il se fraya un chemin parmi les badauds jusqu'à la grotte qu'occupait le lac souterrain, là il reconnu immédiatement les voiles du knörr en provenance de Dürmstrang. Le bateau était déjà à quai et les enfants débarquaient, trop heureux de retrouver leurs parents et la terre ferme, ainsi que toutes les bières et les mets qu'elle promettait en ces temps de fête.
Trop occupé à fixer l'embarcation, il ne remarqua pas que l'homme devant lui s'était arrêté net et le heurta de plein fouet. Renversant par la même occasion une bonne quantité d'öl sur son bras. « Faites donc attention. » siffla-t-il, ouvertement excédé. Ses vêtements étaient assez sombres pour que la tâche ne se voit pas réellement, mais la sensation n'en était pas moins désagréable. Il secoua sa main, tentant d'égoutter sa manche trempée puis releva la tête afin de connaître l'auteur d'une telle gaucherie. Non, ce visage ne lui disait rien - et il mettait un point d'honneur à connaître au moins de vue toutes les personnes qui méritait cette peine.
L'incident ne valant pas la peine que l'on s'attarde dessus, il allait suggérer à l'inconnu de basse naissance - et ce, le plus poliment du monde - de débarrasser ses plates bandes quand une voix familière trancha le brouhaha causé par les passants et parvint à ses oreilles. « Papa ! Papa, reviens tout de suite ! » Le ton était péremptoire , la voix féminine : impossible de se méprendre, Siri Freknur n'était pas loin et avait, en mauvaise bergère, perdu un des siens.
Jouant des coudes parmi les passants, il surgit de nul part tel un diable sorti de sa boîte, près à battre à bras raccourcis le jarl de Skuli. « Mais c'est ce cher Ingvar Freknur ! » Visiblement soûl, qui plus est.
Encore un de ces progressistes sympathisants des sang-mêlés. Si sa fille ne tenait pas un discours différent du sien, elle avait au moins la présence d'esprit de se tenir hors des affaires du Heill - en plus d'être bien plus agréable à regarder. Mais non, le paternel était du genre buté et refusait catégoriquement de baisser les bras, et ce même quand les vents du Wends menaçaient de souffler dans sa direction. Mais Jarl avait le bras long et n'hésitait pas à saisir ce genre de problème à bras le corps, et Ingvar risquait de l'apprendre à ses dépends si il persistait dans cette voie. « Que voulez-vous encore ? » Question inutile, Jarl connaissait par cœur le refrain qui allait suivre. Mais jusqu'ici il n'avait jamais eu droit à cette chanson alors que le manchot était imbibé ... Et c'était certainement pour le mieux, mais il fallait bien se divertir en ces temps de fêtes, n'est-ce pas ?


HJ:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits : Undomiel
Ici depuis le : 27/10/2013
Messages : 65

Statut : Tisseuses du destin
Points : 152

(#) Mer 25 Déc - 5:30



Enfin l'hiver, enfin Jól
Mörsugur (21 décembre 1295)



Le Corbeau qui Louche, 17 décembre 1295

Quelques guerriers au Corbeau qui Louche, quelques chopes de öl abandonnées sur les tables bancales. Ils étaient à quelques jours de Jól seulement et la bataille de la veille, venant de la Rose de Fer, avait bien fait rire les clients réguliers de l'endroit. Ici, la bataille était chose commune et personne n'avait besoin de s'échauffer réellement les esprits que quelque chose éclate. Le tavernier, appuyé contre le comptoir et aiguisant pensivement la lame de sa dague, se redressa quand la porte de la place s'ouvrit avec force. Dans la lumière glauque de la nuit, la silhouette de Grim se détachait. Son pas lourd le porta jusqu'au comptoir, où une chope de öl l'attendait déjà. Il n'était peut-être pas de sang pur, mais il venait rarement à l'esprit de ceux qui le connaissaient de le faire attendre. L'homme prit une longue gorgée du breuvage frais, jusqu'à vider complètement la chope, et la reposa sur le comptoir bruyamment. « L'est arrivé ? La tavernier soutint son regard, avant de remplir à nouveau le contenant d'öl. Pas encore. » Un grognement souligna sa réponse, avant que la porte s'ouvre à nouveau. Sur la personne que Grim attendait.

Un capuchon cachait le visage de l'autre, qui s'assit à une table à l'écart. Le tavernier servit une autre chope, que Grim empoigna pour aller s'asseoir devant son rendez-vous de la nuit. Pas un sourire sur le visage du capitaine du Munin.

« Tout s'ra prêt pour Jól ? Oui. On fera ça quelques heures après le blot. Ce sera le moment où le knörr de Dürmstrang fera surface dans le port. Tout sera parfait. Un silence. Nous serons plusieurs. » Eux. Les sang purs. Ceux qui étaient de leur côté. Grim prit une autre gorgée de sa öl. Eux aussi seraient plusieurs. Ils seraient tous là, éparpillés, prêts à passer à l'attaque. Leur plus grand coup, sans aucun doute, le premier d'une longue série. Si celui-ci ne suffisait pas à convaincre... ils récividiveraient.
Et ce serait pire.
Grim réussit à capter le regard de l'autre, dont les traits étaient à peine discernables dans l'ombre de son capuchon. « Si ça merde, j'te règle ton cas. » Plus qu'une menace, c'était une promesse, à laquelle l'inconnu hocha la tête. Inutile d'aller contre ça. Grim n'était pas le sorcier le plus terrifiant, ni le plus redoutable des mers scandinaves, mais il savait se montrer persuasif.



Folker s'était éloigné de la place publique, après avoir croisé Asa et Finna, pour se rendre sur les quais souterrains. Un sourire étirait ses lèvres. Ce soir, il se l'était juré, il allait faire craquer Asa. Ceci dit, ce serait après avoir aidé les différents bateaux fraîchement arrivés à jeter les amarres. L'an dernier, aucun capitaine n'avait voulu le prendre à son bord, mais il avait pris du muscle, cette année, et il était certain que son moment était enfin arrivé. Le viking resta quelques secondes à fixer le bateau de Dürmstrang, nostalgique de cette période tant aimée. Et quand il baissa la tête, ce fut pour voir un visage dans l'eau. Un visage de femme, une femme magnifique, entièrement trempée. Elle devait être tombée du quai. Trop de öl, tout le monde sait ce que ça fait... « Vous êtes tombée ? Avez-vous besoin d'aide ? » Folker tendit sa main à la jeune femme, qui lui tendit sa propre main, fine et délicate. Avant de le tirer à l'eau, avec une force surprenante. Une eau qui se teinta de rouge.

Le cor d'Heimdall résonna dans tous les souterrains – avant d'être suivi par un cri d'homme, paniqué, qui fut seulement entendu dans le port : « MARGYGRS DANS LE PORT ! »



Un grand rire résonna quand le cor d'Heimdall sonna. Le moment était venu. Grim était déjà sur les quais, attendant seulement le moment. Le moment où l'eau s'était teinte de rouge et où les margygrs avaient commencé à attaquer les knerris, les faisant vaciller sur leurs amarres, s'en prenant aux badauds trop près de l'eau. Il s'avança jusqu'à bousculer Orod. « T'es dans la bande qui a fait ça, esclave ? Le mot claque, l'accusation aussi. Il se retourna vers Elke, dont le langskip était attaqué. Et toi, catin des mers ? Étrange que t'ait prévenu personne que ces saloperies étaient en train d'entrer dans le port. Un sourire gourmand sur les lèvres de Grim, qui n'était pas sans apprécier le corps svelte d'Elke. T'es sans doute de mèche avec Helgason et Freknur. Des traîtres à leur sang, c'est bien leur genre de coup. Avec Viggrinirr qui veut venger le bannissement de sa sœur, ce s'rait pas surprenant. »



Rosa l'avait senti : attaque de margygrs ! Après tout, cela fait au moins deux semaines qu'il est indiqué sur la PA que des créatures avaient été aperçues dans le Skagerrak Cette attaque, loin d'être fortuite, vous fait entrer dans ce qui va rythmer Ginnungagap pendant une période indéterminée, soit la révolte des sang-mêlés. Pour plus d'informations à ce sujet, rendez-vous dans l'Edda qui parle des sang-mêlés. Quant à Grim, ce charmant PNJ plein de haine, vous pourrez en retrouver la description dans le répertoire des PNJ.

Bande de petits chanceux, vous êtes en présence de Grim ! S'il est là, c'est uniquement pour vous embêter et rejeter la faute de cet acte sur d'autres que lui. Oh, bien sûr qu'il assume ce qu'il fait ! Seulement, c'est bien plus amusant d'impliquer des personnes extérieures à ça, le tout sous les yeux du chef de Skuli... Frère d'une bannie, sang-mêlés, sang purs peu encombrés des conventions reliées à votre rang, vous êtes des coupables idéaux. Vous êtes bousculés par les sorciers paniqués sur les quais, prenez garde à ne pas tomber à l'eau, ainsi que par des guerriers qui vous identifient déjà comme les associés de cette attaque.
Et en passant, pas le droit de balancer Grim à l'eau, mais vous pouvez le bastonner... et il va bien répliquer !

Ce tour de jeu durera jusqu'au 29 décembre; vous pouvez poster aussi souvent que vous le désirez ! Nous vous conseillons des messages plutôt courts, mais évidemment, c'est à votre discrétion. Si, le 29 décembre, nous considérons qu'il n'y a pas eu assez de réponses, la suite sera postée le 30 décembre (mais ne prenez pas ça pour du beurre non plus, répondez dès que vous pouvez).

gif ©️fyeahvikings
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : fried tofu (tiff)
Crédits : moneyhoney.
Avatar : Sienna Guillory.
Ici depuis le : 27/11/2013
Messages : 201

Âge du personnage : 38 ans.
Ascendance : Sang roux, euh, pur.
Statut : Éleveuse de moutons multicolores, péteuse de nez à mi-temps.
Dédoublement de personnalité : ségère & mini-Odinn.
Points : 82

Feuille de personnage
LOCALISATION : Gröenland.
JE COMPÉTITIONNE POUR : Dürmstrang.
INVENTAIRE :

(#) Mer 25 Déc - 21:16

D’un large mouvement de bras, le seul, l’unique, Ingmar Freknur avait écarté les obstacles qui le séparaient de Jarl Heill, le pas chancelant, l’œil rendu torve par le nombre d’ol bu par-dessus la jambe à l’autre bout du quai ; tandis que sa fille pestait contre son inconscience en jurant tous ses mages, les premières insultes jaillirent de la bouche camouflée par l’épaisse barbe rousse et blanche. « Ne me demande pas comment je vais, bougre de Heill ! Toi et les tiens feraient mieux d’aller brûler en Helheim ! », vociféra-t-il en brandissant son poing serré, qui ne s’était miraculeusement pas écrasé sur le visage de la crevette-en-chef. « Je veux parler de cette motion votée à l’althing ! Depuis quand faut-il payer une taxe pour emprunter le détroit du Sviar ? Faire payer les honnêtes capitaines parce que la margygr qui te sert de femme est incapable de faire lever ton étendard, c’est une honte ! Tu ferais mieux de lui enfoncer la brindille que tu as entre les jambes au fond du c... AÏE ! » Siri avait choisi d’abandonner sa mère pour mieux se ruer sur son incapable de père, la bouche pleine de propos salaces ; en tordant l’oreille du colosse, qui se plia vers sa fille en couinant de douleur, elle s’était parée d’un rouge colère, qui lui avait coloré jusqu’aux taches de son ; elle devait non seulement reprendre son vieux père, mais le faire au nez de Tyr Helgason, avec qui elle entretenait des relations plus tendues que la corde d’un arc, et celui de Jarl Heill, avec qui elle craignait les têtes-à-têtes au vu de la manière dont s’étaient conclus les précédents. « Que je te reprenne à insulter tout Skuli ! Regarde-toi, tu es aussi soûl que Daugmar un jour de fête, toi et maman ne valez pas mieux l’un que l’autre ! », rugit-elle à en faire trembler l’onde du lac. « Mais… » « Même un troll des montagnes en a plus dans le crâne, bougre d’idiot ! » Et elle fit faire une torsion supplémentaire au cartilage d’Ingmar, qui se courba dans un râle de douleur ; il se pencha, se pencha, jusqu’à atteindre la hauteur de son aînée.

Siri releva les yeux vers le chef de Skuli, sourcils encore froncés, sans remarquer la pâleur qui avait investi les traits d’Ingmar. « Tu n’as pas non plus à le provoquer à chaque fois que vous vous croisez, tu sais très bien qu’il réagit au quart de tour ! Et puis toi, Tyr, tu pourrais au moins dire quelque cho… » Siri ne finit jamais sa phrase, car dans un hoquet monumental, Ingmar Freknur avait rendu l’intégralité de son déjeuner. Sur la tunique de Jarl, d’abord, puis sur le bas de la robe de sa fille, ensuite ; Helgason avait hérité d’éclaboussures qui maculaient ses braies, lui aussi convié au bain d’une ol à moitié digérée. « PAPA ! » « MARGYGRS DANS LE PORT ! » Le cri avait déchiré le brouhaha de la foule, et Siri, muette d’une stupeur double, avait tourné la tête comme pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une mauvaise plaisanterie. La panique qui secoua les promeneurs, insouciants jusqu’alors, lui fit expressément oublier l’incident qui s’était produit entre eux quatre ; sans plus attendre, elle se retourna, pour mieux constater que sa mère avait disparu, au même titre que Garth. Emportée par ce dernier, espérait-elle ; elle serra les dents et revint à leur petit groupe. Son père s’était agenouillé aux pieds de Jarl, vaincu par l’alcool qui lui empoisonnait le sang. « Lève-toi ! », fit-elle sur un ton autoritaire, en lui prenant le bras ; le géant grommela, complètement groggy. « Lève-toi, je te dis ! » Elle lui donna un coup de bottine dans les fesses, mais la montagne restait écroulée sur elle-même. « C’est une révolte ! Ils sont guidés par Freknur et Helgason ! Et Viggrinirr, chopez Viggrinirr ! » Le regard meurtrier de la bergère ne rencontra qu’une foule paniquée, alors que valsaient les knerris sur l’eau rouge ; elle attrapa le bras de Heill pour y planter les ongles, mais son regard s’adressait aussi bien à lui qu’à Tyr. « Si vous ne m’aidez pas à le porter, je vous jette tous les deux dans le lac. » Demander de l’aide au plus roublard des Heill et mettre de côté les tensions avec Tyr ; Siri craignait à ce point pour son crétin de père, qui ne passerait certainement pas inaperçu au milieu de la foule paniquée.



And you know, for the first time, for the very first time, that there will now be a before and an after, a was and a will be. And that you will never again quite be the same person you were.
(gif tumblr/code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : regenbogen (mais appelez-moi Lu en cas plutôt)
Crédits : gentle hart
Avatar : Richard Madden
Ici depuis le : 08/12/2013
Messages : 92

Âge du personnage : trente-trois ans.
Ascendance : sang-pur (d'une famille tellement insignifiante que plusieurs ont des doutes, mais pourtant si, promis.)
Statut : draconnier, payeur de tournées dans les tavernes du Sviar. Mais pour gagner des sous, chasseur et commerçant de trucs qu'on trouve dans les montagnes.
Particularités : ◘ la révolution, c'est le bien (enfin les dragons aussi) ◘ Il parle Fourchelang mais garde ça pour lui la plupart du temps.
Dédoublement de personnalité : l'indienne ♥
Points : 176

Feuille de personnage
LOCALISATION : Sviar - Skuli
JE COMPÉTITIONNE POUR : Skuli
INVENTAIRE :

(#) Sam 28 Déc - 17:11

Coincé entre Jarl Heill et Siri Freknur. Il aurait vraiment pu rêver plus agréable début de Jol. Il avait d’ailleurs un quart de seconde hésité à s’échapper tranquillement à reculons. Discrètement. Mais pour la discrétion, on repassera. Siri avait beau avoir fort à faire avec ses parents et le Heill, elle n’avait quand même pas manqué de lui envoyer quelques regards directs. Il était donc resté là, ses bottes ancrées sur le sol, faisant courir son regard d’un protagoniste à l’autre. Il ne comprenait rien à ce qu’il se passait, et tentait comme il pouvait d’enregistrer les informations nécessaires. Un : il savait d’où Siri avait hérité sa détermination et l’impossibilité de garder sa langue dans sa bouche. Ou ses poings, d’ailleurs. Même si elle semblait plus prompte à attaquer que son propre père. Deux : Jarl Heill et Siri se connaissaient et n’étaient pas en bons termes. Tyr était ravi de savoir qu’il n’était pas le seul à avoir des démêlés avec la bergère. Après tout, peut-être que leur histoire était totalement banale, zut à la fin. Peut-être qu’il était tout simplement impossible de s’entendre avec Siri et son caractère trempé. Trois : Quoi qu’elle en dise, il avait pas l’intention de se mêler à la situation. Il n’avait pu se retenir de rire en observant l’altercation, mais il y avait des limites à tout. Et se faire régurgiter du porc grillé dessus par le paternel d’une bergère, les limites étaient franchies.

« C’est une révolte ! Ils sont guidés par Freknur et Helgason ! Et Viggrinirr, chopez Viggrinirr ! » Il allait falloir réfléchir et observer bien plus vite que prévu. Révolte. Margyrs. Il haïssait du plus profond de son être ces sales bêtes. Il en avait fait des satanés cauchemars depuis qu’il avait l’âge de porter une épée. Margyrs sortant de l’eau pour le dévorer. Margyrs l’attirant dans l’eau pour le dévorer. Margyrs sautant dans le ciel pour le dévorer. Quoi qu’il en soit et quelles que soient les capacités qu’il attribuait aux margyrs quand il rêvait, les histoires finissaient toujours pareil : il se faisait salement avaler et n’en ressortait pas vivant. Jonas et la baleine, c'était d'un autre temps. Autant dire qu’il eut un véritable et profond mouvement de recul quand il entendit l’appel. Peu importe la révolte et les accusations, elles étaient de toutes façons absurdes. Freknur et Helgason. Ca n’existait même pas, cette alliance étrange de nom de famille. Tyr n’était revenu dans le Sviar qu’il y a quelques jours, et se demandait s’il était possible que les sang-mêlés aient déjà mis sur pieds la révolte dont ils parlaient quelques mois auparavant. Les choses semblaient s’être accélérés. Tout ce qu’il restait à faire, c’était fuir le port au plus vite, et aller voir au Corbeau Qui Louche s’il n’y avait pas des renseignements disponibles.

« Si vous ne m’aidez pas à le porter, je vous jette tous les deux dans le lac. » Il fallait évidemment qu’elle vienne mettre son grain de sel. Hors de question qu’il porte un gros plein de jol et manque de se ficher à l’eau s’ils tanguaient trop. Mais prendre le risque que Siri mette ses menaces à exécution ? Au loin, il repère Grimm. Une chose après l’autre.

« Toujours un plaisir de te croiser » lance-t-il à Siri. La situation est bien trop cocasse pour qu’il retienne le rire qui lui serre la gorge. Rire sincère à l’état du paternel, rire nerveux quand il songe à la situation dans laquelle il se trouve. Coincés entre une foule paniquée et un port plein de margyrs. Ben voyons. Il s’abaisse à la hauteur du balourd et le soulève comme il peut, faisant signe à Siri qu’elle fasse de même de son côté et le relève. La douleur lui arrache un cri, il a du faire un faux mouvement, et le gros-plein-de-soupe est aussi lourd qu’il en a l’air.

Grimm circule et fulmine à leurs côtés, et Tyr l’a croisé de bien trop nombreuses fois pour ne pas l’interpeller, riant et colérique tout à la fois « Traîtres à leur sang. Ca te va bien à toi de dire ça, depuis quand tu en as quelque chose à faire qu’on respecte le sang hein ? Tu veux mon poing dans ta figure pour que je te rappelle que tout ce qui compte c’est la couleur du sang ? Mais bon ça, les margyrs nous le rappellent pas mal, et explique moi un peu ce qu’on aurait à voir là-dedans ! » S’échauffant, il a lâché le paternel, qui se retrouve de nouveau affaissé, mais un peu plus en sûreté loin du piétinement des passants. « T’es un traître de toutes façons Tyr ! » Ça fait sens tout de suite. Tyr crache aux pieds de Grimm. Ni ami, ni ennemi. Ils se connaissent, ils se respectent, ils divergent parfois d’opinions et se mettent bien trop souvent sur la figure pour aller au bout des choses. Traître aux sangs-mêlés quand il fricote avec les sangs-purs ? Traître quand il ne mène pas à la révolte, alors que Grimm semble avoir décidé de prendre les devants ? Tyr balaie d’un regard la foule éparpillée. Il reconnaît bien trop de visages connus pour que ce soit une coïncidence. Qu’est-ce que Grimm leur a préparé ? Et est-ce que les margyrs sont vraiment l’événement du soir, ou bien doivent-ils se préparer à pire ? Tyr est en alerte. Il se retourne vers Siri : « Tu devrais ramener ton gros paternel en lieu sûr, je suis pas sûr que les margyrs soient les seuls perturbateurs de la fête… » Il se rend compte que Jarl a probablement entendu ce qu’il vient de dire, et le regarde avec curiosité. Jusqu’à quel point Jarl connaît-il Skuli et les discussions qui s’y trament ? Il hausse un sourcil, perplexe. Aider Siri, oui. Aider Jarl, non. Tyr se met à penser vite et efficacement, catégorisant ses priorités. L'adrénaline grimpe. Il se préparerait au combat sans s’en rendre compte que cela reviendrait au même.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : L.I.N.E / Sam
Crédits : Avatars et signatures sont confectionnés par mes esclaves personnels.
Avatar : Aidan Gillen as Petyr Baelish.
Ici depuis le : 18/11/2013
Messages : 173

Âge du personnage : 46 ans.
Ascendance : Immaculée, la pureté même. Quoi qu'on en dise.
Statut : Connard en chef.
Points : 15

Feuille de personnage
LOCALISATION : Skuli
JE COMPÉTITIONNE POUR : Mes fesses. ( Skuli )
INVENTAIRE :

(#) Dim 29 Déc - 21:55


Son sourire sardonique se changea peu à peu en un rictus méprisant au fur et à mesure que le vieux Freknur vomissait sa diarrhée verbale aux relents de jòlaöl. Si seulement il s'était contenté de ne vomir que des mots, mais non, aux propos salaces se succédèrent blòt gras et öl à peine digéré. Et même pas le temps de s'indigner.
Le cor. Les cris. La panique générale. Des margygrs pour jòl.
Comme pour beaucoup sa dernière rencontre avec ces créatures n'avait pas laissé que des bons souvenirs, mais ce qui l'inquiéterait plus encore dans l'immédiat, c'était la manière dont elles étaient parvenus jusqu'au port. Pas seules, ça, il en était certain. Une puanteur âcre agressa ses narines, agacé, il retira violemment le vêtement maculé, se retrouvant en braies et tunique de lin. « Vous choisissez bien votre moment pour faire l'épave. » Si les margygrs ne pouvaient être entrées seules qui les avait aidé ? Le simple fait de penser que l'on ai pu parvenir à bout de la sécurité qu'il avait aidé à élaborer provoqua une certaine irritation chez le chef de village.
Une voix caverneuse attira son attention, Grim. Il écouta tant bien que mal les paroles venimeuses que le capitaine dégorgeait avec autant de ferveur qu'Ingmar sont öl. De ses accusations, une seule chose découlait : le sang impur parlait trop pour son propre bien. « Je ne vous savais pas si loquace Grim. A vous écouter on pourrait estimer que vous avez votre place parmi les accusés. » Ce qui, vu la réputation peu reluisante du personnage et cette manière absurde d'accuser à tour de bras à peine le tord commit, n'était pas à exclure.
Il ne pouvait se porter garant pour Helgason ou Viggrinirr, mais si Ingmar Freknur était dans le coup - celui même qui, gisant à ses pieds, tenait plus de l'ivrogne de base que du conspirateur accomplit - il voulait bien se faire pendre sur le champ. Mais ce n'était pas le seul Freknur en face de lui, et à bien des occasions le Heill s'était dit que le jour où Siri allait décider de sortir le nez de ses moutons, il aurait du soucis à se faire. Mais il ne pouvait se résoudre à penser qu'elle puisse être derrière ça : des margygrs, alors que le knörr de Dürmstrang venait à peine d'arriver. Efficace, certes, poignant même, mais bien trop sale pour elle, bien trop sale pour les Freknur.
Knörr. Dürmstrang. Rosa. « Ma fille est sur les quais. », murmure à peine articulé au cœur de la clameur. Quelques guerriers à l'allure peu amène reprirent le couplet dénonciateur annoncé par Grim mais il était trop horrifié pour en comprendre la portée, ce fut la griffe de la rousse qui le tira de sa stupeur. « Si vous ne m’aidez pas à le porter, je vous jette tous les deux dans le lac. » Un trait d'humour, assurément. Avait elle seulement considéré leurs carrures ?
Sa fille était sur les quais. Sur les quais, plus près des margygrs qu'il n'osait y songer. Sur les quais, mise hors d'atteinte par un flot incessant de sorciers paniqués. Sur les quais, avec les professeurs qui sauraient la protéger. Il s'accrocha corps et âme à cette dernière pensée - ridicule - afin de se justifier le fait de ne pas s'être encore plongé dans la foule, affrontant à contre courant le flot incessant de sorciers paniqués. Car à cet instant, ce qu'il craignait presque autant que les margygrs, c'était la foule. La foule était à éviter à tout prix ; il craignait trop qu'une lame perfide ne se glisse parmi les fuyards et vienne se loger dans son dos. Car s'il s'agissait d'une révolte des sang-mêlés - et connaissant la bassesse de ces chiens, cela ne pouvait qu'être le cas - alors il était certainement en première place dans les cibles à abattre.
Rangé aux cotés d'Ingmar - que Tyr venait de déposer lourdement - il guettait nerveusement la foule. « Tu devrais ramener ton gros paternel en lieu sûr, je suis pas sûr que les margyrs soient les seuls perturbateurs de la fête… » La remarque provoqua un rire acerbe de la part de Jarl. « Ton ami fait preuve d'une perspicacité sans égale Siri. Mais je propose que l'on ne se contente pas de seulement ramener Ingmar en lieu sûr ... » Quelque chose lui disait qu'ils n'allaient pas seulement essuyer une attaque de margygrs.


Dernière édition par Jarl Heill le Jeu 2 Jan - 9:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits : Undomiel
Ici depuis le : 27/10/2013
Messages : 65

Statut : Tisseuses du destin
Points : 152

(#) Mar 31 Déc - 9:07


 
 
Enfin l'hiver, enfin Jól
Mörsugur (21 décembre 1295)


 

« Bien sûr que j'y ai ma place, Jarl. Faut pas croire que je me sauve. » Évidemment qu'il assumait sa place dans cet événement. Grim n'avait pas peur d'être attrapé par tous ces petits malins de sang purs précieux. Il avait de quoi se protéger. De quoi attaquer. Un sourire mielleux s'était étiré sur ses lèvres, formant une grimace effrayante, alors qu'il empoignait la hache qu'il avait dans le dos et la balançait sur le quai, juste sous les pieds de Viggrinirr. Pour que celui-ci s'enfonce au milieu de tout cela et se retrouve dans la flotte... et que le quatuor comique d'Helgason, Freknur, Freknur et Heill, soit coincé. « J'fais juste t'rappeler que ta putain rousse cache des sang-mêlés, dans sa ferme pleine de bestiaux crasseux, et que le bâtard à bouclettes est de notre côté. » Une façon de plus de le narguer. Tout s'était tramé sous le nez des Heill sans qu'ils le sachent. Comme quoi le vent du Wends ne soufflait pas uniquement en leur faveur... Un autre coup de hache, d'autres planches entamés, laissant voir les bras des margygrs qui tentaient d'attraper ceux présents sur le quai. Et encore, ceux-là ne savaient pas tout ce qui se passait... quoiqu'ils devaient bien voir les éclats d'or, orangés, parcourir les autres quais et aller vers les knerris amarrés.



Hé oui, après les margygrs, la purification par le feu ! Skuli étant majoritairement une ville souterraine, un feu dans les tunnels pourrait être fatal... après tout, tout est relié. Vaut mieux pour vous empêcher vos nouveaux amis de tout faire flamber. Tous les moyens sont permis. À ceux sur les quais et à côté de la rivière : la pagaille est encore vive et les margygrs ne cessent d'affluer, d'attaquer. Ceux à la Rose de Fer, vous avez seulement des hommes et femmes pleinement armés à affronter... avec ce que vous pouvez.
(sinon, mes ignobles, vous faites bien mourir de rire l'aimable maîtresse de cet event )

Elke, Orod, Fënyr, vous n'avez pas encore posté, mais vous êtes encouragés à le faire. Cette intrigue vous concerne tous et nous ne sommes jamais trop de fous.

Ce tour de jeu durera jusqu'au 3 janvier; vous pouvez poster aussi souvent que vous le désirez ! Nous vous conseillons des messages plutôt courts, mais évidemment, c'est à votre discrétion.

 
gif ©️fyeahvikings
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits : Moriarty.
Avatar : Charlie Hunnam.
Ici depuis le : 10/12/2013
Messages : 60

Âge du personnage : Vingt-neuf ans.
Ascendance : Sang-pur.
Statut : Botteur de cul.
Points : 15

Feuille de personnage
LOCALISATION : Dans le Noregr.
JE COMPÉTITIONNE POUR :
INVENTAIRE :

(#) Mar 31 Déc - 16:55


Tout dégénère toujours à Skuli ; ce devrait être l'épitaphe du triste endroit, selon cet homme, là-bas, qui frappe le quai du pied. Il grogne. Naturellement, c'est Fënyr Viggrinirr, le sang-pur consumé par la vengeance. Et il ignore, bien sûr, combien il a raison. Mais il va vite l'apprendre. A ses dépens d'ignorant.

Vaetida l'a convaincu, on-ne-sait-trop comment, de joindre Skuli, à l'occasion de Jól. Un détour a-t-elle nommé cela – comme si ce n'était jamais une injure. Et, cependant, il a obtempéré. Pour le bonheur de sa blessure au flanc, pour sa fatigue doucereusement moralisatrice... et dans l'espoir, avoué, d'obtenir une précieuse information. Oui, voilà, c'est cela ! bien sûr et forcément. Rien n'aurait mieux convaincu, même persuadé, Fënyr Viggrinirr de reculer jusqu'à Skuli sans la certitude de pouvoir y rencontrer quelqu'un, quelqu'un capable, et volontaire, de l'amener jusqu'à sa sœur. Hëylda. A Skuli. Quelle ironie et quelle errance. Il y a de si maigres chances et, tout à la fois, tous les sorciers, de toutes les contrées, se retrouvent ici, à Skuli, pour  Jól ! Aussi a-t-il balayé ses doutes, et ses angoisses. Et bien qu'il n'imagine pas la trouver, la silhouette découpée dans une cavité de ces lieux, elle va se trouver tout à portée du drame que, lui, s'en va visiter.

C'est d'abord une alerte, qui le fait trébucher et porter la main à ses côtes. Il souffre de la morsure endurée au Noregr et le bras de Vaetida, sous le sien, ne suffit pas à le redresser. Mais c'est ensuite une sombre accusation, que des yeux viennent éprouver à son encontre. Oh, vraiment ?... Il n'est pas l'unique sang-pur dont le nom résonne dans le port souterrain mais sa sauvegarde tient à son égoïsme. Que lui importe la vie des autres quand son nom est souillé, de la sorte, par des mots écoulés d'une bouche impur ! Mais pensez-vous, il n'a pas le temps de s'offusquer. Oui, Fënyr Viggrinirr, qu'importe aux autres ton orgueil. Indifférence pour indifférence, il est tiré du bord du quai par une Vaetida bien plus alerte qu'il ne l'est. Les flammes lèchent doucement le bois craquant, et il n'a pas conscience de la précipitation avec laquelle il s'enfonce dans la mort. Il ne cherche que des yeux celui qui l'accusera encore. C'est la débâcle, tout autour, et lui ne songe qu'à purifier le patronyme de sa maison. Alors quand, de nouveau, son précieux guide tâche de lui éviter l'assaut de l'eau agitée par la folie des Margygrs, il s'en défait, la repousse même, et dégaine sa hache. Que viennent les injurieux ! Il est si apprêté à se battre qu'il ne réalise pas qu'on veut seulement le tuer. « Et Viggrinirr, chopez Viggrinirr ! » Il avise bien la main qui s'approche aussitôt de sa gorge. « Si tu me touches... » Mais l'heure n'est plus aux politesses alors, oui, non seulement on le touche, mais on le saisit, on le frappe, ça et là, sans qu'il ne trouve jamais la force d'y répondre. Et ce n'est pas encore assez. Son péril va jusqu'à voir ce visage, là-bas, un peu plus loin. Cette hache, maudite hache qui, par quelque force divine, l'engloutit dans les flots. Son insulte est avalée par sa gorge, tout à la fois qu'il se noie à moitié. L'équipement est trop lourd, ses armes en surnombre. C'est de vivre dans le Noregr, il ne sait plus se dévêtir.  Alors les flots l'avalent un peu mieux, le ressac abreuvant son visage. Il s’essouffle sans y penser. Et... mais oui, c'est curieux : il ne se débat pas. Allons, Fënyr Viggrinirr, ainsi, tu abandonnes ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : L.I.N.E / Sam
Crédits : Avatars et signatures sont confectionnés par mes esclaves personnels.
Avatar : Aidan Gillen as Petyr Baelish.
Ici depuis le : 18/11/2013
Messages : 173

Âge du personnage : 46 ans.
Ascendance : Immaculée, la pureté même. Quoi qu'on en dise.
Statut : Connard en chef.
Points : 15

Feuille de personnage
LOCALISATION : Skuli
JE COMPÉTITIONNE POUR : Mes fesses. ( Skuli )
INVENTAIRE :

(#) Jeu 2 Jan - 9:14


Son regard anxieux se figea et c'était à présent un demi-sourire incrédule qu'arborait le chef du village. Sa putain rousse. Comment ce vaurien était au courant de cette liaison, cela le dépassait. ( il remercia intérieurement la tendance à boire comme un trou d'Ingmar - son mouvement à la mention de 'putain' était certainement tout à fait fortuit ) Quant au fait de savoir que Siri accueillait des sang-mélês dans sa ferme ... Il est certain qu'il aurait grandement apprécié le fait d'ignorer ce léger détail - non, pas ignorer. C'est l'ignorance qui l'avait plongé dans ce problème sans nom. Il se retint d'échanger un regard avec la Freknur et continua de fixer Grim alors que ce dernier venait d'envoyer par le fond Viggrinirr - s'il en croyait les cris scandés plus tôt.
Mais ces problèmes pseudo-domestiques ne formaient pas sa plus grande préoccupation pour le moment.
Jusqu'ici, quand le vent du Wends se mettait à souffler, c'était toujours pour gonfler ses propres voiles ; le revirement était dur à encaisser, mais il n'avait pas le temps de marquer le coup. Il lui fallait balayer l'affolement provoqué par l'annonce de l'attaque, sans quoi, il risquait bien de succomber au plan de ces fils de bræll. Il ne comptait pas donner à ces chiens la satisfaction d'avoir mis Skuli, d'avoir mis Jarl Heill à genoux. Ça, il se l'interdisait.

Une seconde fois, la hache de Grim s'enfonça dans le ponton, brisant les épaisses planches de bois avec autant d'aisance que s'il ne s'agissait que d'une poignée d'allumettes. Sans y réfléchir Jarl avait déployé son bras devant Siri, de manière à la faire reculer avec lui suite à l'attaque de Grim. Lorsque que le capitaine fit mine de récupérer son arme, Jarl étendit cette même main et d'un 'Coule' informulé précipita la hache dans les abysses.
De l'autre main - et ce avant même que Grim ne saisisse ce qui venait d'arriver - Jarl lança un second sort et fit basculer une pile de caisses érigée aux cotés du dissident, de manière à l'ensevelir. « Ne le tuez pas, je le veux en vie. » ou du moins, capable de parler - il avait de grands espoirs pour ce capitaine si porté sur la délation et comptait mettre ce trait à bon usage.
Grim avait mentionné un 'bâtard à bouclettes' - quel langage coloré, un vrai délice - le surnom affectueux était certainement réservé à Helgason. Si plus tôt il n'avait réussi à mettre un nom sur le visage du jeune homme, le patronyme ne lui était pas étranger pour autant. C'était rarement accompagné de termes plaisants que le nom parvenait à ses oreilles - encore un de ces sang-purs au cœur tendre et à la naïveté crasse, pour qui le système des sangs était à abolir. L’Égalité. Ha! La notion même était risible. Ceux qui avaient assez de capacités pour faire avancer les choses n'avaient que faire de l'égalité. C'était le pouvoir qui les intéressaient. L'égalité n'était qu'un grand mot destiné à attirer les pauvres âmes perdues, de la main d'œuvre désespérée pour les têtes pensantes. Il saurait les remettre sur le droit chemin, il se le promettait. Vyro allait être surchargé.
Tyr. Son petit échange avec Grim lui valu le bénéfice du doute, malgré les dénonciations répétées lancée par le délateur. Cependant, il garderait un œil sur lui au même titre qu'il gardait un œil sur la foule ou le ponton, de peur que l'on se jette sur lui une arme à la main ou qu'une margygr un peu trop aguicheuse ne vienne se frotter à lui. « Helgason, un pas de travers et- » Une lueur orangée attira son regard acéré. Du feu. Dans le port. Les fous. « AU FEU ! » Le cris lui, venait de la galerie de la rivière, l'attaque ne concernait pas que le port. Ces chiens étaient organisés, mais ça ne se saurait être suffisant. Cela ne pouvait pas être suffisant.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : fried tofu (tiff)
Crédits : moneyhoney.
Avatar : Sienna Guillory.
Ici depuis le : 27/11/2013
Messages : 201

Âge du personnage : 38 ans.
Ascendance : Sang roux, euh, pur.
Statut : Éleveuse de moutons multicolores, péteuse de nez à mi-temps.
Dédoublement de personnalité : ségère & mini-Odinn.
Points : 82

Feuille de personnage
LOCALISATION : Gröenland.
JE COMPÉTITIONNE POUR : Dürmstrang.
INVENTAIRE :

(#) Ven 3 Jan - 11:09

Qui avait eu la bonne idée de lui coller un Helgason et un Heill dans les pattes ? Quand elle ne devait pas supporter les répliques de l’un, c’était l’autre qui revenait à la charge, et Siri leur adressait respectivement un regard courroucé. Autant dire que Tyr, lorsqu’il avait lâché son père pour prendre à parti le trouble-fête, s’était attiré les foudres de la bergère. « Ce n’est pas un ami. », avait-elle déclaré d’un ton froid quand Jarl avait prononcé l’impensable, Ingmar sur le plancher du quai, qui délesté du trop-plein d’alcool commençait tout juste à reprendre ses esprits. D’autres choses que les margygrs ? Maintenant qu’ils avaient brisé le sort de protection de Skuli, nul doute que la tempête allait s’abattre sur le village troglodyte –une donnée qui risquait de rendre les choses plus difficiles qu’elles ne l’étaient déjà. Et pour couronner le tout, à la catastrophe générale se mêlait des intrigues d'ordre beaucoup plus personnelles. En entendant Grim la traiter de putain, son sang ne fit qu’un tour et elle lui aurait probablement bondi dessus si le bras de Jarl n’avait pas entravé sa colère, pour mieux l’attiser ensuite ; d’abord Tyr qui lui disait d’aller se mettre en lieu sûr, puis le Heill qui d’un geste protecteur la reléguait au rang de spectatrice. Un comble quand le sang-mêlé venait de déterrer, sans le savoir –il ne pouvait pas être au courant, c’était impossible-, une liaison dont Jarl était le principal intéressé.

Mais le temps n’était pas aux règlements de compte -elle aurait tout le temps de faire sa fête au jarl, s’ils sortaient vivants de ce funeste retournement de situation- et d’un geste furibond, elle avait écarté le bras pour se précipiter jusqu’au trou béant que le premier coup de hache avait ouvert ; tandis que les autres étaient occupés à empêcher Grim de nuir, ou l’invectivaient sans grand résultat, en bons hommes de parlotte que ces deux imbéciles étaient, Siri préférait se pencher sur le cas des naufragés dont le nombre augmentait de minute en minute. Tiwaz lui brûlant dans les veines, elle plongea les bras dans l’onde glacée et invoqua successivement Laguz et Raido, luttant contre le poids de l’infortuné qui n’avait malheureusement pas la carrure d’un Heill. A tout moment, une margygr pouvait surgir et la précipiter dans le lac et la Freknur, redoutant d’autant plus de basculer comme les autres, redoubla d’efforts en maudissant les crétins qui s’agitaient alentour en fuyant la folie de Grim. Elle n’avait pas encore vu les flammes, et elle ne les remarqua pas plus lorsqu’elle se saisit du col du Viggrinir, qui avait finalement été aspiré jusqu’à la surface. En jurant par tous les mages, aidée par Tiwaz qui en décuplant ses capacités puisait dans ses réserves de magie, elle le tira hors de l’eau pour mieux le faire échouer sur ce qui restait du quai.

Ce crétin vivait toujours, empêtré dans son lourd équipement de Vetr. « Ne reste pas ici si tu ne comptes pas te rendre utile. », se contenta-t-elle de dire avant de se redresser ; quelques pas plus loin, Ingmar avait miraculeusement émergé de son ivresse, dégrisé par les cris et le déjeuner généreusement rendu quelques minutes plus tôt. Il avait seulement réalisé qu’on avait traité sa fille de putain, cette même fille qui venait de se pencher par-dessus le quai pour attraper la main d’une autre victime des créatures.


And you know, for the first time, for the very first time, that there will now be a before and an after, a was and a will be. And that you will never again quite be the same person you were.
(gif tumblr/code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits : Moriarty.
Avatar : Charlie Hunnam.
Ici depuis le : 10/12/2013
Messages : 60

Âge du personnage : Vingt-neuf ans.
Ascendance : Sang-pur.
Statut : Botteur de cul.
Points : 15

Feuille de personnage
LOCALISATION : Dans le Noregr.
JE COMPÉTITIONNE POUR :
INVENTAIRE :

(#) Ven 3 Jan - 17:29

Le temps lui manque et, cependant, Fënyr s'offre le luxe, très ironique, de haïr toute cette eau qui l'entoure. Des litres et des litres de flotte, qu'il a toujours eu en horreur. La situation lui paraît alors bien moins dangereuse qu'inconfortable, et c'est probablement ce sentiment crasse, et impropre, qui le force à délier sa ceinture. Armes, nécessaires et tissus s'effondrent, aspirés par le fond. Le Viggrinirr n'en distingue rien, les yeux tournés vers le dessus, vers l'oxygène. La surface de l'eau est zébrée d'une façon si formidable, quand l'on se trouve englouti par les flots. Il est encore fasciné, sans même y songer. C'est qu'il n'a plus rien inspiré de supportable depuis près d'une minute. Alors il contemple, encore et encore, ce spectacle bouleversant, de rouge et de brun vifs. Il paraît incapable de s'en lasser, prompt à vouloir le saisir. Et c'est donc, étonné, qu'il sent une prise inattendue sur ses doigts repliés. On tente de l'extirper. On tente de le sauver, alors qu'il était tout à son ravissement abruti. Il regagne le quai de la sorte, hagard, abasourdi d'être encore en vie. Une heure dans le port, c'est une vie dans son eau putréfiée.

« Ne reste pas ici si tu ne comptes pas te rendre utile. » Fënyr fronce les sourcils, il se sent offensé. Car, oui, tout offense un Viggrinirr aujourd'hui. Tous les jours. Constamment. Mais elle disparaît sans qu'il n'ait jamais vraiment vu son visage ou prononcé un mot. Il n'entend rien au drame qui se produit autour de lui avant de l'avoir avisé des yeux. C'est l'enfer. Pas cet endroit sordide qu'on décrit au moment de mourir. Non, c'est le désordre le plus absolu, le cauchemar de tous les êtres, transposé ça et là, sous toutes les formes. Margygrs. Brasier. Meurtre sauvage. Rébellion. Il y en a pour toutes les inclinations, et aucune vue n'est supportable. C'est le moment que Fënyr choisit pour éveiller son être et se redresser parfaitement. Il est désarmé, parfaitement vaincu, et on-ne-peut-plus au fait de la définition urgente du mot 'utile'. Alors, près de la main que sa bienfaitrice tend vers les flots, Fënyr l'imite et, de leurs forces conjuguées, ils extirpent un autre noyé. « Merci, souffle-t-il dès qu'il croise son regard. » Rien que ce mot, et il s'éloigne. C'est un peu de reconnaissance qui ne comble pas le besoin nouveau qu'il ressent. C'est plus d'une vie qu'elle a sauvé, c'est une vie qu'il a abandonnée. Mais son attention est trop sourde, si bien qu'il tire déjà Vaetida à lui, à quelques mètres de là. « Il faut que tu partes. » Elle le dévisage, tout à coup – c'est qu'elle pratique elle-même un sens accru de la survie. « Ah, vraiment ? Je pensais rester et regarder Skuli brûler... » « Ce n'est pas ça, qu'il reprend, haletant. Je veux dire... » Il s'arrête et elle comprend. « Tu imagines que j'ai pris part à ça ? » Si elle ne peut pas oublier l'impureté de son sang, il semble tout aussi exact que lui ne l'oublie jamais. « Au contraire, souffle-t-il. Mais les autres. » Et Vaetida commence presque à compter les sang-pur qui l'entourent et qui, bientôt, s'interrogeront sur l'ampleur du complot. « Va-t'en, la presse-t-il au plus loin qu'il le peut. Je te retrouverai plus tard. Au même endroit que d'habitude. » Il s'éloigne quand elle lui demande : « Et tu vas où, toi ? » « Tuer ce connard ! »

Qui, pendant ce temps, s'est occupé d'immobiliser Grim – qu'il vient, lui, de rebaptiser approche donc ton visage de ma hache que je te fasse encore cracher mon nom – ne soucie pas beaucoup Fënyr quand il le trouve, s'en saisit et lui colle le visage sur le quai. Le premier coup va pour la mâchoire. Le second pour le nez. « Si t'as d'autres révélations à faire, te prive pas surtout ! qu'il gueule au troisième coup que, cette fois, son ennemi arrête dans sa course. » Puissant, Grim le renverse au sol, que Fënyr ne sent que trop se dérober sous ses pieds. Alors, forcément, c'est lui qui prend le prochain coup à la mâchoire. « Voilà une révélation pour toi : t'es vraiment pas malin de t'en prendre à moi, Viggrinirr. Et, d'ailleurs, comment va ta sœur ? Elle a pas trop le mal du pays, au moins ?... » Nouveau coup au visage. Un partout. Et voilà qui lui passe immédiatement et la force et l'envie de réagir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits : Undomiel
Ici depuis le : 27/10/2013
Messages : 65

Statut : Tisseuses du destin
Points : 152

(#) Dim 5 Jan - 13:27



Enfin l'hiver, enfin Jól
Mörsugur (21 décembre 1295)


Et Grim riait, riait, riait, à gorge déployée. Il restait concentré, bien sûr, sur le déroulement du plan, espérant que ses compères auraient été capables de mettre soigneusement le feu à tout ce qu'ils devaient viser (voire à ceux qu'ils devaient viser). Et puis, d'un coup, il fut enseveli sous une pile de caisses. Jarl Heill avait joué serré, et avait gagné cette manche. Mais Grim n'avait pas été assommé par la chute des caisses (hélas), et il appelait à l'aide ses camarades révoltés. Les hommes de Heill l'immobilisaient, les siens ne bougeaient pas, et il observa la putain rousse tirer de l'eau cet imbécile de Viggrinirr, prompt à la castagne.
Ricanant, Grim ravala néanmoins son rire gras lorsque Viggrinirr le chopa et le plaqua contre le quai. Bonjour bois humide, et bonjour coups de poings bien placés. Curieusement, personne ne bouge. Enfin, pas pour les séparer, vu que les alliés de Grim étaient arrivés sur le quai et combattaient les sorciers présents pour protéger leur chef. Et puis, Grim reprit le dessus, se redressa avec le visage en sang, cogna Viggrinirr et lui parla de sa sœur. Ça eut l'air de le scotcher sur place. Assez longtemps au moins pour que Grim reprenne sa contenance, récupère une arme tendue par un de ses camarades, et, le pied sur la gorge de Viggrinirr, demande calmement à ses sbires : « EMPAREZ-VOUS DE CES BRAELL ! Qu'on leur colle un thing digne d'eux. Et coincez-moi aussi le Heill : les caisses, ça va se payer. » (ce qui en langage châtié et digne de l'Académie française donnerait : « Saisissez-vous donc de ces traitres. Qu'on les juge en bonne et due forme, sans tous leurs oripeaux de pureté. Et coincez-moi aussi notre bon Jarl : c'est pas très aimable de m'avoir fait tomber des caisses dessus, votre Grandeur. »)
Les sbires avancèrent, entourant leur chef, et ne prêtèrent même plus attention au feu qui s'était déclaré çà et là. Du sang, c'est tout ce qu'ils voulaient.




On dirait que vous avez un petit problème, les révoltés ont repris du poil de la bête, les margygrs continuent de rôder autour du quai, certaines huttes sur les quais commencent à flamber joyeusement, et en plus de ça, maintenant, Grim a ordonné qu'on vous arrête pour vous juger. Vous juger pourquoi ? Sans doute pour avoir eu l'idée saugrenue de vous élever contre eux. Et puis vous l'avez un peu énervé, à lui cogner dessus.
Ça ne s'arrange pas pour vous, et vous avez tout intérêt à trouver une solution pour mettre un terme à cette révolte qui risque de tourner à la révolution. Pour ce tour-ci, Grim est relativement intouchable, mais vous avez le droit de cogner autant de sbires que vous voulez.

Elke, Orod, vous n'avez pas encore posté, on vous encourage à le faire.

Ce tour de jeu durera jusqu'au 9 janvier; vous pouvez poster aussi souvent que vous le désirez ! Nous vous conseillons des messages plutôt courts, mais évidemment, c'est à votre discrétion.

 
gif ©fyeahvikings
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : fried tofu (tiff)
Crédits : moneyhoney.
Avatar : Sienna Guillory.
Ici depuis le : 27/11/2013
Messages : 201

Âge du personnage : 38 ans.
Ascendance : Sang roux, euh, pur.
Statut : Éleveuse de moutons multicolores, péteuse de nez à mi-temps.
Dédoublement de personnalité : ségère & mini-Odinn.
Points : 82

Feuille de personnage
LOCALISATION : Gröenland.
JE COMPÉTITIONNE POUR : Dürmstrang.
INVENTAIRE :

(#) Sam 11 Jan - 9:35

C’est avec une facilité déconcertante que le noyé avait été sorti de l’eau, tracté par la magie runique de Siri et la force retrouvée du rescapé, qui lui adressait maintenant ses remerciements. Elle n’eut néanmoins pas le temps de lui répondre, ni même d’esquisser un geste qui les aurait rendus quittes ; une margygr venait de planter ses crocs dans la jambe d’un homme, et la bergère se précipita pour envoyer un sort spontané au nez de la bête, qui fut propulsée dans l’eau en un cri strident. Mais les créatures devinrent bientôt le cadet de ses soucis car son père, devant la véhémence des menaces de Grim, qui achevait de sombrer dans une folie destructrice, s’était redressé en hurlant des insanités qui ne présageaient rien de bon. Avant de charger, Ingmar Freknur faisait toujours preuve d’une grossiereté extrême. Et, devant le massacre qui s’opérait déjà devant ses yeux de tolérante, devant le déchirement entre sangs purs belliqueux et sangs-mêlés brimés, Siri avait accouru pour s’emparer de la hache de son paternel, qu’il avait cherché à saisir quelques secondes trop tard. « Si tu veux te battre, tu le feras sans tuer personne ! » Et l’arme avait lui sous le souffle de Nautiz, alors qu’il lui arrachait des mains avec un grognement de mécontentement ; elle avait regardé son père se précipiter dans la bataille avec une adresse exceptionnellement trompeuse.

« Tu vas le regarder faire encore longtemps ? » Elle était venue se planter devant Jarl, les sourcils froncés par le courroux. « C’est comme ça que tu contiens une révolte, en faisant tomber une pile de caisse ? C’est ton village qu’on est en train de mettre à feu et à sang ! Tu as peut-être oublié que tu en es le chef ? Réveille-toi avant qu’il ne soit trop tard, crétin ! », fit-elle en lui décochant un coup en plein torse, espérant que le Heill allait reprendre du poil de la bête. Où était passé sa verve ? Il était le premier à défendre ses intérêts de privilégié, mais quand on en venait à la sécurité de Skuli, il se dégonflait comme tous les autres ; c’est ce qu’elle constatait désormais, en le voyant garder le silence, et son inaction lui donnait des envies de violence. La réprimande achevée, elle se détourna derechef, pour mieux rejoindre la mêlée de brutes, avec le maigre espoir d’apaiser le conflit à l’aide de ces runes qui, sur l’instant, lui paraissaient d’une folle désuétude.


And you know, for the first time, for the very first time, that there will now be a before and an after, a was and a will be. And that you will never again quite be the same person you were.
(gif tumblr/code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits : Undomiel
Ici depuis le : 27/10/2013
Messages : 65

Statut : Tisseuses du destin
Points : 152

(#) Lun 13 Jan - 1:36


   
   
Enfin l'hiver, enfin Jól
Mörsugur (21 décembre 1295)


   
On avait gâché Jól. Cette fête qu'elle avait pris le soin d'organiser, du début à la fin, voyant là une façon de montrer la perfection faite Heill. Et maintenant que des margygrs étaient en train d'attaquer le port et que des immondices de sang-mêlé étaient en train de détruire le village, on lui avait sommé de rester loin des combats. De ne pas s'y aventurer, pour rester sauve, et d'attendre que d'autres réussissent à reprendre le contrôle de la situation.

   C'était mal connaître Carina Heill.

   Celle-ci s'avançait à toute allure sur les quais, suivie de Berit et Dagmar Raudi, ce dernier rugissant à chaque ennemi fracassé, sa femme s'occupant de sorts de protection divers pour ne pas que le couple Raud soit attaqué sournoisement. Une hache à la main, vêtue de ses précieux habits qui reflétaient en mille nuances les lueurs des torches enflammées, le front ceint d'un bandeau d'or, elle prit son élan et planta la lame dans le crâne d'un des sbires de Grim. Et s'écarta juste à temps pour pas que le sang tache des vêtements, poussant du pied le futur cadavre en bas du quai.
   Elle avait des ressources insoupçonnées, comme le dit doucement Berit en arrivant à ses côtés, non loin du petit groupe rassemblé. Cette fois, les deux femmes restèrent en retrait – juste le temps que la montagne rousse fasse tournoyer son épée et que celle-ci transperce net le corps du voisin de Grim, qui s'était écarté juste à temps. « QUE HEL T'EMPORTE, SANG-MÊLÉ ! » Le cri de Dagmar résonna dans la caverne, alors que Girm roulait sur le qui hors de la portée de l'épée du Raudi. Parce que si celle-ci l'atteignait... il était certain qu'il ne se relèverait pas de ce quai.

   

   Wouhou, des fifous à la rescousse ! Dagmar vient porter secours à ses cousins, il n'est pas dit qu'on s'en prendra à sa famille sans payer, et Carina Heill fait savoir qu'elle n'est pas bien heureuse de tout ce qui arrive. Les sang-mêlés en déroute s'enfuient, quand ils ne sont pas tués, et Grim est le premier à s'esquiver.

   Dernier tour de jeu : vous avez une semaine pour poster autant de fois que vous pouvez et vous sortir du pétrin. Utilisez les PNJ et les PV tels qu'ils sont, amusez-vous, sauvez votre peau et celle des vôtres. Profitez, vous serez récompensés (ou plutôt vous ne crèverez pas comme des sales braells).

     
gif ©fyeahvikings
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits : Moriarty.
Avatar : Charlie Hunnam.
Ici depuis le : 10/12/2013
Messages : 60

Âge du personnage : Vingt-neuf ans.
Ascendance : Sang-pur.
Statut : Botteur de cul.
Points : 15

Feuille de personnage
LOCALISATION : Dans le Noregr.
JE COMPÉTITIONNE POUR :
INVENTAIRE :

(#) Lun 13 Jan - 10:40

Un moment, Fënyr est sonné ; c'est le temps suffisant pour oublier qu'il en va de sa vie. Si ce n'est pas cet impur, ce sera un de ses frères. Ne sont-ils pas tous issus des mêmes entrailles immondes ?... Il n'y pense pas quand son sang s'écoule des lèvres jusqu'au quai. Puis il y a l'eau, salée, qui s'agite, et qui filtre au travers du bois craquant. Il en prend dans les yeux, en grognant des injures. C'est pathétique. Il ne reste presque rien du guerrier d'autrefois. Il est trop furieux, trop colérique. Sa violence emporte son ire, et son ire sa violence. Son raisonnement est faible, et biaisé. C'est à peine s'il songe à se relever avant de l'avoir fait de lui-même. Car d'incroyables renforts se pressent tout à coup tout autour. Il ne distingue aucun visage familier, et pourquoi le seraient-ils ? Il crache seulement, les genoux à terre. Il est tout à fait désarmé, déshabillé de sa moindre puissance. Et, comme chaque fois qu'il se sent impuissant, Fënyr tend à la stupidité désinvolte, inconsciente. La belle stupidité, la connerie, le suicide... Si bien qu'il arrache le poignard qui pend à la ceinture de Dagmar Raudi, tout à côté de lui. Pensez-vous, nul ne s'est soucié du quasi cadavre et même si le volé tente d'accrocher le voleur, le Viggrinirr a déjà filé à la poursuite du sang-mêlé. Sa haine attise sa course. C'est le moment. C'est le parfait moment. Grim ne quittera pas ce port en vie. Grim ne quittera pas ce port. C'est le vœu qu'il fait tandis que deux sang-mêlés viennent lui barrer la route. Des gibiers. Que Fënyr ne peut anticiper, de sorte qu'il en percute un, quand l'autre tente aussi de fondre sa lame dans son ventre. C'est manqué de si peu que le Viggrinirr siffle tout de même. Il repousse le premier assaillant, qui gueule en basculant dans l'eau. Le second revient aussitôt à la charge, cinquante kilos pour supplanter Fënyr. C'est du temps, du précieux temps, de perdu, de détruit. Du temps qu'il perd sur sa proie, et son combat s'en ressent. Il est tout à la fois lent et empressé, maladroit et vacillant. Il ne prend pas la distance, se jette à corps perdu contre l'ennemi. Il encaisse bien trois, six, coups, qu'il sent à peine dans sa fureur. Il ne voit pas la mort qui se presse sur son seuil, et ce sauveur qui se profile. Car le corps de l'importun se raidit soudainement et s'abandonne aux mains tremblantes du Viggrinirr qui le rejette avec dégoût. Il s'étale, sur le quai, le dos transpercé d'une hache. Fënyr n'y voit qu'une opportunité, sans jamais chercher des yeux son bienfaiteur. Il lui faut Grim. Il le lui faut maintenant, et c'est la détermination de sa course. Car, dans sa tentative de fuite, le sang-mêlé subit le bois glissant, les badauds affolés, le quai ravagé par le feu. Il est bientôt acculé, de chaque côté, avec Fënyr pour seule issue. Une opportunité que ce dernier n'entend pas lui laisser quand il frappe derrière le genoux et le renverse dans sa course. Grim plane, puis s'écrase. C'est bien assez pour que Fënyr l'attrape par le col et le renverse sur le dos. D'un côté l'eau, de l'autre les flammes et, entre les deux, lui, qui dégaine le poignard et l'insère entre les lèvres. Enfin, la lame qui va bientôt pour entailler les joues... 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : L.I.N.E / Sam
Crédits : Avatars et signatures sont confectionnés par mes esclaves personnels.
Avatar : Aidan Gillen as Petyr Baelish.
Ici depuis le : 18/11/2013
Messages : 173

Âge du personnage : 46 ans.
Ascendance : Immaculée, la pureté même. Quoi qu'on en dise.
Statut : Connard en chef.
Points : 15

Feuille de personnage
LOCALISATION : Skuli
JE COMPÉTITIONNE POUR : Mes fesses. ( Skuli )
INVENTAIRE :

(#) Dim 19 Jan - 13:05

Skuli n'était pas qu'à feu et à sang, Skuli sombrait dans la folie. Grim l'avait d'abord menacé d'un thing - d'un thing, Grim voulait coller un thing à Jarl Heill. Risible. Absurde. Et maintenant Siri, sous prétexte d’une couche partagé il y à deux décades de ça - et ce en des circonstances aussi douteuses qu'exceptionnelles - se permettait de le remettre en place, en public qui plus est. Il n'en croyait pas ses oreilles.
Au crime de lèse-majesté elle ajouta injure, le qualifiant d'un 'crétin' bien senti qu'elle ponctua d'un coup en pleine poitrine. Non, des deux, c'était elle bien plus que lui qui oubliait sa place. Se saisissant de sa main avec une violence qui trahissait la portée de l'outrage, il l'obligea à se tourner vers lui, plantant son regard dans le sien. « Tu outre- » Une épée siffla à ses cotés. L'arme se planta dans un des compagnons d'infortune de Grim, mais elle elle était passée bien trop près de lui pour être véritablement qualifiée de lame amie. Dagmar Raudi venait d’arriver, talonné par Carina et la femme du premier.
Othal Hagalaz, Fehu Uruz Kenaz. Il ravala son venin et lâcha le poignet de Siri, achevant de se tourner vers sa femme, il franchi d’une vive foulée les quelques pas qui les séparaient. « Le feu.
- Je sais. » Sans même avoir à s’accorder sur la marche à suivre, le couple Heill se tourna vers les flammes tandis que les gardes continuaient d'assurer leurs arrières, affrontant les quelques dissidents qui dans leurs fuite souhaitaient encore croiser le fer. A grand renfort de runes et d'incantations, Jarl s'occupa d'affaiblir le feu a sa base tandis que Carina usait l'eau du lac pour l’éteindre une bonne fois pour toute.

Si il n'avait qu'un devoir en tant que chef, c'était bien celui de tirer avantage de chaque situation. En cela Jarl n'était pas bon, il excellait. (le fait que les Heill en tiraient partie la plupart du temps est hors de propos) Mais mettez le stratège, l’homme d’esprit, sur un champ de bataille ; tirez l’érudit des sciences de l'imposture de son étude tranquille et confrontez-le a la rudesse, à la barbarie des combats et les trésors d'ingéniosité dont il faisait preuve plus tôt se muaient en un piteux instinct de survie dont il était le seul bénéficiaire. En cela, Jarl n'était pas un homme d'action.
Si les remontrances de Siri lui avait permit d'ouvrir les yeux et de passer outre son premier réflexe en situation de crise - un peu tard, certes - l'affront n'était pas oublié pour autant, mais certains mots ne pouvaient être échangés à la vue de tous.

Même si la foule qui se trouvait sur les quais s'était un peu dispersée, y voir clair dans cet attroupement chaotique n'était pas chose aisée, mais il parvint tout de même à localiser le capitaine au sang-mélê, ce dernier luttait pour sa vie, affrontant un Fenyr vindicatif. Pas question. « En vie. EN VIE. GRIM DOIT RESTER EN VIE, SAISISSEZ-LE ET ÉCARTEZ VIGGRINIR. » Les gardes s'exécutèrent, empêchant le sang-pur d'écourter les jours du capitaine - sauvant par la même occasion ledit sang-pur d'un séjour en compagnie du bourreau pour avoir tué un agent de la révolte avant qu'il n'ai pu parler.
Grim était immobilisé, sa face grossière à même le quai trempé de sang et d'eau de mer laissait échapper un rire gras, insupportable. « Faites-le taire. » Le feu était éteint, les rebelles en déroute, le chant des margygr ne résonnait plus dans le port : l'ordre reprenait peu à peu sa place dans Skuli. Enfin, presque. Jarl héla le capitaine de la garde de manière à ce qu'il s'approche de lui. « Ma fille ... Était sur le langskip en provenance de Durmstrang.
- Entendu. Je m'en occupe personnellement. » Il hocha la tête en remerciement et regarda l'homme s'éloigner au pas de course. L’inquiétude se lisait sur son visage alors qu'il échangeait un regard avec sa femme.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Pseudo : fried tofu (tiff)
Crédits : moneyhoney.
Avatar : Sienna Guillory.
Ici depuis le : 27/11/2013
Messages : 201

Âge du personnage : 38 ans.
Ascendance : Sang roux, euh, pur.
Statut : Éleveuse de moutons multicolores, péteuse de nez à mi-temps.
Dédoublement de personnalité : ségère & mini-Odinn.
Points : 82

Feuille de personnage
LOCALISATION : Gröenland.
JE COMPÉTITIONNE POUR : Dürmstrang.
INVENTAIRE :

(#) Lun 20 Jan - 21:25

Ses maigres efforts de conciliation avaient été réduits à néant d’un cri barbare. Dagmar Raudi, bourrin dans toute sa splendeur, avait abattu sa hache sur un sang-mêlé qui fut bientôt affublé d’un estomac à trou. Siri aurait voulu bondir pour mieux arracher la barbe à son imbécile de cousin. Par tous les pores, les quais s’imbibaient du sang de malheureux tombés sous la colère de Grimm ; à la surface du lac, c’étaient les cadavres d’autres victimes qui flottaient désormais. Mais c’était sans compter cet abruti de Jarl, dont la poigne de bambin l’avait surprise ; le corps déjà tourné vers la démêlée, Siri avait planté son regard acier dans celui de Heill, les sourcils froncés, les lèvres scellées en une expression belliqueuse. Qu’est-ce qu’il lui voulait ? Le temps n’était pas aux querelles et aux fiertés blessées ; elle avait un rouquin à réprimander, un autre à surveiller, et, bientôt, une Carina à éviter. A la vue de cette dernière, Jarl abandonna leur dispute avortée et, en un geste qui exprimait bien mal la rage subite qui venait de la saisir, elle récupéra son poignet pour mieux s’en retourner aux siens, se forçant à ne pas jeter un coup d’œil au maudit couple qui, en une harmonie parfaite, s’accordait maintenant sur la marche à suivre. Il avait fallu que Carina Heill pointe le bout de son nez pour que le déclic ne se fasse dans le crâne de braell de son époux. Freknur serra les dents et, en relevant une paume résolument ouverte vers un enragé qui lui bondissait dessus, elle s’imagina partir en guerre contre le couple qui lui parasitait l’existence depuis des années.

Elle contribua à l’échauffourée à contre-coeuur, envoyant valser le sang-mêlé qui n’avait pas eu le temps de fuir, direction Freknur et Raudi qui dispersaient la mêlée à grands coups d’armes, sous les jurons d’Ingmar que son manque de tranchant agaçait.  « DAGMAR ! », rugit-elle comme elle le faisait à chacune de leur rencontre, l’air aussi courroucé que s’il lui avait ramené un Garth en lambeaux ; le corps du sbire eût à peine le temps de s’écrouler que Siri dirigea son bras vers son propre cousin, trop versé dans le massacre à la chaîne. « KENAZ ! » Un cri presque inhumain s’éleva au-dessus des autres : la barbe de Dagmar Raudi venait de s’enflammer, dévorant les poils roux qui faisaient sa fierté de viking, et on put bientôt le voir beugler en tentant d’éteindre l’incendie, épaulé par Berit, sous une pluie d’insultes dont Siri était la cible. Mais elle ne l’écoutait déjà plus, transportée auprès d’Ingmar, l’attention accaparée par le dénouement qui se profilait. Plus loin, Grim venait d’être libéré des griffes de Viggrinirr, pour mieux se retrouver entre celles des autorités. Elle glissa un œil vers les époux Heill, soudés comme jamais. « Partons. », fit-elle en prenant  le bras de son père, qui venait d’abaisser sa hache, prêt à courser les fuyards. « La bataille se termine, allons retrouver maman. », ajouta-t-elle comme pour le convaincre, et Ingmar, au souvenir d’une Bodil disparue, suivit le mouvement que lui imposait son aînée, loin du tumulte des quais.


And you know, for the first time, for the very first time, that there will now be a before and an after, a was and a will be. And that you will never again quite be the same person you were.
(gif tumblr/code northern lights.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Crédits : Undomiel
Ici depuis le : 27/10/2013
Messages : 65

Statut : Tisseuses du destin
Points : 152

(#) Mer 22 Jan - 5:43



Enfin l'hiver, enfin Jól
Mörsugur (21 décembre 1295)



Grim était prisonnier. Leur chef. L'initiateur de la révolte. Celui qui lui avait donné un visage et une voix terrible. Grim, capitaine du Munin, sang-mêlé amer, chef de la rébellion. Et ceux contre qui ils s'étaient rebellés venaient de le capturer, sans doute pour le torturer et le forcer à parler.
Grim avait prévu le pire : son arrestation. Sa mort n'était pas le pire, il serait mort en martyr. Mais maintenant qu'il était dans les mains des hommes de Jarl Heill, il sentait que la torture serait plus pernicieuse… Sachant qu'il risquait de trahir l'ensemble de ses alliés, mettre fin à sa vie avait été une solution envisagée. Grim avait beau être un homme amer, aigri, et remonté contre ces maudits sang-purs, il savait que pour que la révolte fonctionne, il y avait des moments pour se sacrifier et faire passer la cause avant sa propre vie.
Mais Grim était immobilisé sur le quai, maintenu par des hommes de ce maudit jarl de Skuli, riait grassement. Certes, le feu était éteint, certes les siens fuyaient pour ne pas être attrapés et assurer ainsi la pérennité de la révolte. Grim allait sans doute devoir affronter la vengeance des Heill et de l'ensemble des sangs-purs. Mais la révolte perdurerait. Détestable comme il était, il ferait en sorte de se faire tuer par un abruti un peu trop remonté. Mais pour l'heure, il tiendrait sa langue.


Le calme revenait sur les quais de Skuli : les hommes de Jarl Heill ont empêché Fënyr Viggrinirr de tuer le meneur des sang-mêlés révoltés et ne l'ont lâché que lorsque Grim a disparu au loin, en vie et riant toujours comme un dément. Carina Heill s'est assurée d'un simple coup d'œil que son époux n'avait rien, et les seules inquiétudes qu'elle et Jarl Heill peuvent encore avoir concernent leur fille qui rentrait de Dürmstrang. En se dirigeant vers le quai où le knörr de Dürmstrang était amarré avant de plonger, ils croisèrent Vegar Laguz qui portait leur fille Rosa dans ses bras : sauvée, elle l'était. Attaquée par une margygr, mais sauvée grâce au talent du guérisseur.
Les époux Raudi étaient aussi partis vers le quai de Dürmstrang, soucieux de savoir comment leur progéniture s'en était tirée (parce qu'elle s'en était tirée, forcément).
Restaient ainsi encore sur le quai Tyr Helgason, qui se massait la mâchoire et saignait un peu d'une entaille au sourcil droit (un malheureux coup d'un imbécile de sang-mêlé), Siri Freknur qui s'éloignait au loin avec ses parents, et Fënyr Viggrinirr qui n'oublierait sans doute pas de sitôt la castagne avec Grim.




Fin de l'event • Vous êtes fort heureusement sains et saufs après ce joyeux event ! Nous espérons que vous vous êtes bien amusés et nous voulons encore vous remercier de votre participation ! Et pour le petit MP de menaces affectives des Nornes de tout à l'heure… c'était parce qu'on vous aime, hein
Au plaisir de vous revoir en event, nos chéris !

gif ©️tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


(#)

Revenir en haut Aller en bas
 

Enfin l'hiver, enfin Jól | EVENT I, groupe II

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Enfin un compte !
» Netgear DG824G ; j'y suis arrivé [enfin !]
» NabzShirt... La [2nde] boutique de Tshirts... Enfin !
» Pika-Piko, Pandawa de cercle 200 :) (enfin presque 99%)
» [Event Djaul]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ginnungagap :: Skuli :: Port souterrain-