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 « C'est quelque visiteur. Ce n'est que cela, et rien de plus. »

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Crédits : Moriarty.
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(#) Mer 29 Jan - 16:09


 
C'est quelque visiteur.
Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s'arrêta pas.


Participants • Silke et Fënyr Viggrinirr.
Statut du sujet • Privé.
Date, mois, année • Heyannir 1290.
Lieu • Une forêt, dense, en marge de la côte.
Moment de la journée • Aube.
Météo • Brumeux, humide.

Je ne souhaite pas que les Nornes interviennent dans ce sujet
© IGIFBETTERFROMADISTANCE
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(#) Mer 29 Jan - 16:45

C'est un petit animal. Fugace et fragile, et sans témérité. Simplement habillé de tout l'instinct qui incombe à sa race. C'est nécessaire, lui chuchote la Nature. Les dangers sont grands, les périls sont nombreux, tout autour. Et s'il y autant de chasseurs qu'il se compte d'hommes, alors la petite créature fait bien de se terrer comme elle le fait. Protéger sa chair, et son pelage, loin, au plus profond de la forêt, là où sa simple vue n'est encore qu'une légende. Nul n'aurait de flèche suffisamment rapide, de lame convenablement aiguisée ou de magie sciemment maligne pour l'atteindre, le heurter ; là où le petit animal se cache ainsi du monde des Autres, il n'existe aucun regard pénétrant. Ce ne sont que des murmures que même le vent recueille comme des secrets, et ni les branches, ni les feuilles, ni rien de la terre humide et sale, ne divulguent les recoins ténébreux de ces bois.
Et c'est bien cet arcane qui attire un nouveau prédateur, un curieux, fasciné par l'étrange silence diffusé par les troncs. Il est aveugle, tant il est ignorant, mais il se précipite tout de même, le Fënyr Viggrinirr, avide entre tous.

Le premier-né des Viggrinirr connaît, comme tous les habitants du Jutland se doivent de la connaître, la légende de cette fille. Celle qui habite, celle qui hante, ces bois. Et où les légendes sont souvent lapidaires, on leur fait dire ce qu'elles ne contiennent pas. Ce fût d'abord un vieillard, que l'on accusa de sénilité. Puis il y eut un jeune idiot, que l'on accusa, à son tour, de naïveté, d'inexpérience. Des femmes, aussi, et des femmes, à qui l'on opposa leur condition. Tout fût prétexte à ignorer cette existence recluse, exaltée d'imagination. Mais il y eut, bientôt, des hommes, respectés, et fort d'un courage remarquable. De remarquables chasseurs qui jurèrent l'avoir vue. Une plaisanterie vaguement raillée dans les tavernes, les taudis, les soirs de grande ivresse. C'est ce qui fit de l'animal une légende sans intérêt, une légende de vaniteux, d'égarés, d'attentistes. C'est ce qui fit du petit animal une légende taillée pour Fënyr Viggrinirr.

25 juillet 1290.
Il s'enfonce dans les bois, la brume jusqu'aux genoux – il la trouvera, toute cette nuit marchée depuis Krákaborg ne restera pas vaine. C'est pour elle qu'il est venu. Pour son ennui, aussi. Pour cette aventure futile, puérile, qui conduit les imbéciles, fiers de leurs jeunes années. C'est un chasseur d'hommes comme il est chasseur d'animaux ; dans sa médiocrité, il n'a emporté qu'un peu plus d'avidité. Et c'est étrange, par Thor, d'être conduit par un sentiment tout enfoncé dans ses entrailles, comme une victoire qu'on rechercherait dans la plus triste, la plus pitoyable, des choses. Il n'en serait pas plus grand. Il n'en serait pas plus fort, ni plus déterminé. Il est d'ailleurs bien incapable de l'expliquer ; c'est le pouvoir étrange, à la limite d'être obséquieux, de son ignorance. C'est le terrible, l'horrible, vide qui s'est creusé dans son être sans trouver quelque quête pour le combler. Alors, oui, le voilà qui s'enfonce davantage dans cette forêt humide, inconnue, et filtrée de pénombre, comme l'on s'abreuve d'une eau salée pour étancher sa soif.

C'est l'histoire de ce visiteur sans talent. A la recherche de la créature légendaire.
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Pseudo : Lyn
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Ascendance : Sang-mêlée
Statut : Troque parfois des élixirs ou des potions contre des objets
Particularités : Aucune, si ce n'est qu'elle a appris à user de la magie informulée par la force des chose. Elle semble avoir un lien particulier avec son environnement et la nature.
Dédoublement de personnalité : Asta La Rousse!
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(#) Mer 5 Fév - 21:25

Il y avait toujours tout un tas de bruits dans la forêt. Le silence était agréable, bien que relatif ; évidemment, rien à voir avec ce qu'elle imaginait être Skuli, dont lui avait parlé Siri. Certainement qu'il devait y avoir tout un tas de cris, de murmures, de choses cassées, d'injures, d'interjections... Tout un tas de choses que Silke n'avait pas envie d'entendre. La forêt, sa forêt, elle, était pleine des bruits : surtout des craquements, celui des petites branches qui tombaient ici et là, sur lesquelles marchaient une bête, ou une autre. Le vent, parfois, pas ce jour-là. Silke n'était jamais certaine de la date exacte. Ce n'était pas quelque chose qui l'intéressait, les jours se ressemblaient, plus ou moins, se passaient presque de la même manière. Les petites différences, les changements, aussi minimes soient-ils, suffisaient à lui donner l'impression que ces journées étaient uniques, parfaitement uniques. Ce jour-là, en faisait certainement parti ; Silke ne savait pas ce que lui réservait les heures à venir. Les dons de divination de faisaient pas partis de ses capacités, du moins n'en avait-elle pas franchement conscience ; pourtant la sauvage avait l'impression que le jour serait particulier. Siri n'était pas attendue, pas plus qu'un de ses clients, ou qui que ce soit d'autre.

Enfilant le lourd gilet de peau et de laine que lui avait fourni la bergère, des mois auparavant, Silke glissa un large couteau à sa taille. Son vieux panier abîmé l'accompagnait toujours dans ces sorties, parfois très matinales. Son stock de plantes diminuait rapidement, tant elle avait d’élixirs à réaliser, de potions à concocter, pour quelques habitants du Noregr, ou de Skuli, qui venait à elle lorsqu'il n'y avait plus d'autres solutions. L'enfant sauvage aidait les femmes à tomber enceinte, à accoucher, les hommes à retrouver leur virilité, et tous les autres... Tous les autres ne faisaient que chercher des choses communes : le sommeil, la chance, la bienveillance des mages pour un raid un peu trop aventureux, un peu trop dangereux. Quelques requêtes trop étranges étaient parfois rejetées par l'enfant, qui se retrouvait face à une envie de blesser, d'une manière ou d'une autre, parfois de tuer. Silke ne comprenait jamais pourquoi on venait à elle avec de telles besoins ; pourquoi ne pas approcher ceux qui faisaient cela contre un peu d'argent, contre quelques armes, de la nourriture, ou elle ne savait quoi d'autre ?

Ses pas, bien que légers, firent craquer les brindilles sous ses épaisses semelles. Ce petit bruit la surprenait encore ; habituée à évoluer pieds nus sur le sol froid du Jutland et de ses forêts. Au fil des années, l'enfant avait appris à ne plus faire un bruit, ou du moins, pas plus que n'aurait pu le faire un petit animal. Au fil des années, c'est ce qu'elle était devenue, une bête. D'une nouvelle sorte, tenant sur ses deux jambes, volant parfois, usant de cette magie qu'elle ne contrôlait qu'à demi. Fuyant plus les hommes que les animaux. Ce qu'elle faisait encore, comme ce jour-là, avançant entre les troncs tordus, les branches touffus. La brume était épaisse par endroit, pas assez pour inquiéter un instant la jeune sang-mêlée. Aux aguets pourtant, elle s'arrêta un instant et se retourna, guettant, quelques mètres derrière elle, un quelconque mouvement. Rien. Pas un lièvre, pas une biche, rien qui aurait pu la suivre jusque là.

Une rumeur courrait dans les villages du Jutland, disant que l'enfant sauvage avait apprivoisé les loups et les nourrissait, les tenait à l'écart des hommes. Il se disait aussi qu'ils ne faisaient jamais de mal à l'enfant, et qu'au lieu d'essayer de la manger, comme bien d'autres avant elle, ils l'avaient protégé pendant des années, pendant toutes les années qu'elle avait passé dans la forêt. A la surveiller, de loin, à veiller qu'elle ne meurt pas de faim. Ils auraient couvert ses traces, et permis à la Freknur, elle et elle seule, de trouver l'enfant.

Les loups n'étaient pas là pour la cacher des yeux du Viggrinirr. Silke, toujours aux aguets et prête à bondir, ne remarqua pas tout de suite la silhouette massive qui se tenait là, à quelques mètres . La sauvage avait délaissé la brume pour s'approcher d'un petit point d'eau où se trouvait une plante qui devait avoir enfin éclose. Déposant son panier, elle ramassa son jupon pour s'accroupir, et coupa au pied, d'un geste précis et habitué, la plante à son pied .Quelques mots passèrent ses lèvres, comme des runes, et un pardon, peut-être. Un instant à peine, quelques secondes peut-être, et une pousse, verte, vive, se fraya un chemin jusqu'à la surface, et resta là, simplement, prête à pousser à nouveau. La sauvage répéta ses gestes, une fois, deux fois, répéta les mots, une fois, deux fois.

Ses sourcils se froncèrent, et Silke releva brusquement la tête. Scrutant les alentours, il ne lui fallut pas longtemps pour repérer le grand homme blond qui se tenait non loin ; elle n'avait pas rêver. Quelques secondes s'écoulèrent où elle se contenta de l'observer, fixement, guettant le moindre mouvement. Rapidement, elle récupéra son panier, son couteau toujours dans sa main fine ; elle se détourna, s'éloignant déjà pour mettre autant de distance que possible entre cet homme et elle. Sa poitrine se soulevait rapidement, au rythme même quelle avait connu durant des années ; le rythme de la traque. La sauvage ne s'accorda qu'un regard en arrière, brièvement, observant l'homme évoluer à son tour, marcher dans ses pas, faire plus de bruit qu'un ours prêt à attraper une proies. Ces fichus vikings ne savaient pas faire ça, être légers, discrets, absents. Silke pressa le pas, les phalanges blanchies autour de la garde de son arme ; une aiguille face à un guerrier. Du moins était-ce ce qu'elle le supposait être.



“We have doomed the wolf not for what it is, but for what we deliberately and mistakenly perceive it to be –the mythologized epitome of a savage ruthless killer – which is, in reality, no more than a reflected image of ourself.” ♦️ Never cry wolf
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(#) Jeu 13 Fév - 13:39

« Où es-tu ? que ses lèvres chuchotent. » Son souffle brise doucement la brume et s'éteint aussitôt ; le voile tout étendu sur la forêt se referme sur ses lèvres, et asphyxie chacun de ses mots. De terribles bruissements vont pour lui répondre, mais il n'est attentif à aucun de ces discours. Fënyr Viggrinirr n'entend pas ces choses qu'un grand respect exige. Il lui suffirait pourtant de patienter, et d'arrêter sa vigilance sur tous les sons qu'on lui rapporte. Autant de détails qu'un homme de sa substance ne peut comprendre dans toute leur subtilité. Il battrait la forêt d'Est en Ouest, de son Nord jusqu'à son Sud, qu'il ne remarquerait jamais les bruits et les silences, sifflant, grognant, qui lui souffleraient de reculer, contourner ou progresser davantage. Sa chasse est vaine, tant il est brusque et inconscient. Ce ne sont pas des phénomènes que l'on apprend à la lame de la hache ou à la pointe de l'épée. Il faut un autre langage et tant d'autres choses encore - que, du reste, il ne possédera jamais. Or, ce qu'il ignore n'est pas pour le décourager. Et même bien au contraire si l'on en croit ce chemin qu'il continue, qu'il persiste à se frayer, entre les troncs, les racines et les branches.

Au soleil qui ne veut pas paraître, là-bas, au travers de la brume, cela fait certainement des heures qu'il erre, qu'il cherche sans essayer. Il avance. Il s'arrête. Il recommence ainsi. Il s'impatiente, bien sûr. Fënyr est un chien fou, qui estime toute chose comme son dû. C'est un enfant qui n'a rien enduré. C'est un enfant, voilà tout ! Ses loisirs lui sont offerts, et il ne conçoit pas – ou, plutôt, pas encore – que la chasse, et toutes ses inconstances, est un ouvrage de patients, de valeureux, d'hommes qu'il n'est pas encore et qu'il tardera à devenir - l'ironie de cette histoire, c'est sûr, résulte dans le talent que, plus tard, il aura pour toujours mieux débusquer les hommes et les femmes que les bêtes.  
C'est elle qui lui apparaît. Par un heureux hasard qui fait bien d'exister. Son ignorance est si doublée de bêtise qu'il ne la voit pas immédiatement. Elle est là, pourtant. Et pas craintive, d'ailleurs. C'est qu'il est caché, bien malgré lui, sachez-le, derrière d'épais fourrés enveloppés de brume. Le point d'eau dégage ses propres alentours, mais n'avance pas jusqu'à lui. C'est une chance, car sa stupeur balaie son reste de manières : son pied foule un peu mieux le sol, le fait tressaillir pour autant qu'il arrête sa marche. Le Viggrinirr se fige, l’œil soudain attentif. Une fille. Une simple fille. Fënyr se surprend du commun de cette silhouette, de cette allure. Décrire ce que, jusque-là, il s'est imaginé d'elle est bien confus, c'est vrai, mais il pensait bien à une sorte de créature, quelque chose, en tout cas, capable de l'effrayer. Or, il ne ressent aucune peur. Comment le pourrait-il ? Ce n'est qu'une enfant. Un peu sale, un peu seule. Mais elle est là, suffisamment vêtue, suffisamment humaine. Il y a même quelque chose de trop civilisé quand il la trouve ainsi. Elle s'affaire, comme tant de petits mains que l'on voit dans la boue plutôt que dans l'herbe, et c'est tout. La déception émerge doucement mais, cela, c'est avant de la voir accomplir une magie qu'il ne connaît qu'à peine.

Dans un Jutland qui paraît éloigné, soudain, Fënyr ne voit jamais cette chose qu'elle fait en silence. C'est curieux, pour autant que c'est inattendu. Le fera-t-elle encore ? Et elle le réalise presque aussitôt. Ce sont des gestes précis, répétés, qu'elle doit connaître par cœur, à la voir agir, encore et encore. La déception s'efface devant une douce perplexité. C'est une fille, juste une fille, d'accord, mais comme elle est curieuse, à se tenir comme elle se tient, à agir comme elle le fait. Dérouté, et doucement méprisant, Fënyr s'approche un peu. Le pas qui empêche l'avenir de son inspection. Elle l'a vu. Le regard de cette fille s'est planté dans le sien. Un instant, il a peur. Par Thor, c'est un animal...

Maintenant, elle se redresse. Elle a trop peur pour demeurer, mais pas assez pour refuser de s'enfuir. Fënyr retient le pas qu'il veut faire vers elle, tandis qu'elle attrape ses effets, et garde le couteau dans sa main. « Non. Ne fais pas ça... » Il parle de l'évasion qu'elle veut tenter. Qu'elle va tenter. Qu'elle tente, déjà. « Non, s'il te plaît. Attends. » Elle est déjà trop loin pour l'entendre, et Fënyr ignore même si elle comprend. De toute façon, il s'est déjà lancé à sa poursuite, signant donc la nécessité de l'attraper s'il veut seulement lui parler. Elle ne s'arrêtera plus d'elle-même. Elle ne l'aurait jamais fait, et tandis qu'il s'enfonce, violemment, bruyamment, plus profond dans le bois, le Viggrinirr remplace sa curiosité par un banal instinct de guerre. Un instinct de victoire. Il n'y suffira pas.

La fille s'est envolée. C'est une fois. C'est la première. Il reviendra.

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